Rachat de crédit

Comparatif des taux de crédit & Simulateur de regroupement de prêt

Bon profil emprunteur : que faut-il savoir avant de contracter un prêt ?

  • Le taux d’emprunt : qu’est-ce que c’est exactement ?
  • Est-ce que l’âge d’un emprunteur influence le taux d’un emprunt ?
  • Ratios à connaître pour éviter le surendettement
  • Quels sont les différents types de surendettement ?
  • Le taux d’emprunt ou taux d’intérêt détermine la somme que doit verser l’emprunteur au prêteur en contrepartie de la jouissance du capital obtenu. Une fois appliqué, le taux fait augmenter le montant à rembourser par rapport au montant emprunté. Mis à part le taux d’emprunt, il y a aussi d’autres points à connaître avant de contracter un ou plusieurs crédits.

    Le taux d’emprunt est le taux d’intérêt est annuel, par exemple un crédit au taux de 3,6 % , le taux d’intérêt mensuel est de 0,3 %. Il faut bien retenir cette notion pour pouvoir calculer l’intérêt payé par mois, par an et le total durant toute la durée du prêt. Le taux d’intérêt ne s’applique pas de la même manière pour le prêt in fine et pour le prêt amortissable.
    Prêt in fine 
    Ici, l’emprunteur paie uniquement l’intérêt chaque mois et il rembourse le capital une seule fois à l’échéance. Pour trouver l’intérêt annuel, il suffit de multiplier le taux avec le capital. Pour trouver le total des intérêts, il faut multiplier l’intérêt annuel par la durée de prêt et pour trouver la mensualité, il faut diviser l’intérêt annuel par 12. Prenons l’exemple d’un crédit in fine de 100 000 € avec un taux de 2 % pour 15 ans, il génère un intérêt de 15 000 € puisque 100 000 € x 2 % 15 = 30 000 €.
    Prêt amortissable
    Le calcul est plus compliqué pour ce type de crédit. En effet, l’intérêt se calcule sur le capital restant dû. Or le capital diminue au fur et à mesure du paiement de mensualité donc l’intérêt diminue aussi laissant une grande part pour le remboursement du capital. À titre d’exemple, pour un taux d’intérêt de 2 %, le taux mensuel est le taux annuel divisé par 12. Pour un prêt de 100 000 pour 15 ans, la mensualité est de 653 € :
    L’intérêt pour le premier mois est de 166, 66 € ; le capital remboursé est donc de 486, 34 € et le capital restant dû est de 99 513,66 €. Pour le deuxième mois, l’intérêt est 165,85 € ; le capital remboursé pour ce mois est donc de 487, 15 € et le capital restant dû 99 026,51 €. Et c’est ainsi de suite, le calcul devra alors donner un total de 17 540 € d’intérêt.

    En faisant des enquêtes, il y a été constaté qu’un jeune cadre de 28 ans en bonne santé a un taux de crédit moins cher qu’un ouvrier spécialisé de 50 ans. Il convient toutefois de noter qu’ils ont tout les deux souscrit le même montant pour la même durée. En effet, l’âge de l’emprunteur influence le taux de crédit. Voici pourquoi.
    Carrière plus longue et évolutive pour les jeunes
    La carrière professionnelle d’un jeune est amenée à évoluer et il restera beaucoup plus longtemps dans la vie active. De ce fait, la banque court moins de risque et elle consent alors à lui offrir un taux avantageux plus . Toutefois, être jeune et célibataire ou en couple sans enfant peut réduire la chance d’obtention d’un crédit moins cher. En effet, la banque prévoit le changement de la situation familiale de l’emprunteur et elle préfère augmenter le taux pour prévoir les risques. Concrètement, c’est le taux d’assurance qui s’élève.
    Plus de risque avec les seniors
    Plus l’âge avance, plus la probabilité de mourir augmente. C’est une évidence. De ce fait, les banques et les établissements de crédit préfèrent réduire le risque en augmentant le taux d’intérêt et le taux d’assurance. Avec cette technique, ils pourront récupérer une grande partie de leurs argent si des problèmes de recouvrement surviennent.
    L’âge idéal du bon profil emprunteur
    Le meilleur moment pour avoir un bon profil emprunteur est entre 30 à 40 ans. C’est à ce stade que la situation professionnelle et la situation familiale de l’emprunteur acquièrent de la stabilité. Les revenus sont stables et les dépenses beaucoup plus maîtrisées.

    Pour éviter le risque de surendettement, il est conseillé d’établir un plan financier pertinent et d’évaluer son niveau d’endettement. Voici les formules pour éviter le surendettement.
    En premier, il faut connaître les dépenses suivantes :
    Charges fixes : ce sont des dépenses fixes et incompressibles que le ménage doit payer quel que soit son niveau d’activité. Il s’agit entre autres des loyers, des impôts, des frais de scolarité, des factures d’énergie et eau.
    Charges de nécessité absolue : ce sont des dépenses obligatoires mais dont le montant peut varier. Il y a par exemple la nourriture et l’habillement.
    Charges compressibles : ce sont des dépenses dont le montant peut être réduit ou supprimé pour économiser. Exemple : budget de vacances.
    Mensualité : on peut éviter d’emprunter mais une fois que le crédit est obtenu, le paiement devient obligatoire et les mensualités deviennent des charges fixes.
    Pour évaluer chacune de ces dépenses, il faut se référer aux dépenses de l’année précédente. Le total de toutes ses dépenses doit inférieur au montant du revenu. Le reste devrait servir à faire face aux imprévues ou à un épargne. Ainsi, nous avons deux formules :

  • Revenus = Total des dépenses + Imprévus
  • Revenus = Total de dépenses et charges + épargne
  • Il y a aussi d’autres méthodes pour connaître le risque de surendettement :
    Capacité d’endettement : le total des mensualités ne doit pas dépasser 30 % du revenu
    La notion de reste à vivre : elle doit suffire à subvenir aux besoins du foyer

    Le surendettement est la situation d’une personne dont les ressources financières disponibles n’arrivent plus à payer l’ensemble de ses dettes et de ses charges. Le surendettement se présente sous deux formes, en fonction de ses causes.
    Le surendettement passif
    Il y a surendettement passif quand l’intéressé ne peut plus s’acquitter de ses charges (eau, électricité, loyer, impôt, etc.). Dans ce cas, il ne peut pas rembourser ses dettes à cause des situations qu’il n’a pas crées. Ici, soit ses revenus ont baissé soit ils sont insuffisants face à l’augmentation des charges. Le débiteur est ici de bonne foi, car même s’il s’est endetté en souscrivant des crédits, ce sont des causes extérieures qui ont engendré ses difficultés de paiement. On parle de causes objectives de surendettement quand il est question de :

  • Crises financières créant une difficulté économique pour toute la population 
  • Perte d’emploi à cause d’une fermeture d’usine par exemple 
  • Divorce ou décès de l’un des conjoints 
  • Accident ou maladie grave entraînant l’abandon du travail ou d’une activité lucrative 
  • Augmentation de la charge familiale (naissance d’un enfant, frais d’études plus chers, …) 
  • Augmentation du coût de la vie (loyer, transport, etc.)
  • Le surendettement actif
    Ici, les causes sont nées de l’accumulation de dettes de l’individu, dû à sa souscription aux nombreux crédits. Il n’y a pas de baisse de ressources mais seulement une augmentation volontaire des dépenses. Il s’agit de causes subjectives de surendettement.

  • Vivre au dessus de ses moyens en achetant à crédit plus que ce qu’il ne peut payer avec ses ressources  habituelles
  • Faire des dépenses superflues comme l’achat d’objets de luxe
  • Contraction de plusieurs dettes sans volonté réelle de les rembourser 
  • Addiction au jeu d’argent

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