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Différence entre micro-finance et micro-crédit

Le nombre des gens qui survivent dans des conditions précaires à cause de leur faible montant de ressources s’accroît chaque jour même dans les pays industrialisés. Au bord du désespoir, Ils peuvent se tourner vers un organisme de micro finance ou de micro crédit pour leur accorder des prêts, s’ils sont non bancarisés. En effet, on entend quelquefois parler de micro finance et de micro crédit sans connaître vraiment la différence entre eux ni le fond de ces notions de financement. C’est dû au fait qu’ils sont souvent interchangés pourtant ils ont chacun leur spécificité. Dans ce guide, nous allons décrypter ces services financiers indispensables au développement d’un pays.

La micro finance est une offre globale de financement offert aux exclus du système bancaire. Elle leur permet d’avoir accès à des appuis financiers tels que le micro-crédit en premier lieu, mais aussi la micro-épargne, la micro-assurance, le transfert d’argent… et d’autres produits répondant à leurs besoins (formations, conseils etc.). Cela implique que le micro finance vise non seulement à distribuer des micro crédits mais également à mettre en place des institutions locales et des structures permettant de proposer ces services d’une façon pérenne. La population cible de ce genre de financement sont les personnes défavorisées, ceux dont la demande de financement auprès des établissements bancaires n’est pas acceptée.
Une institution de micro finance doit elle-même couvrir les dépenses financières de son fonctionnement. Elle doit aussi avoir les capacités requises pour assurer la gestion de ses activités et disposer une forme juridique reconnue par l’Etat dans lequel elle s’implante. En général, ce sont les fondations gérées et financées par des ONG, les systèmes d’épargne nationaux ou internationaux, les tontines, les caisses locales d’épargne qui opèrent le micro finance.
A titre d’info, en Afrique, moins de 20% de la population peut se permettre d’avoir un compte en banque à cause de l’analphabétisme et de l’impossibilité de l’épargne. C’est pourquoi la micro finance est un secteur florissant dans cette partie de globe.

Ce financement consiste à accorder un crédit d’un faible montant avec ou sans garantie à des personnes qui ne peuvent pas faire des prêts bancaires ou à ceux qui vivent dans une situation de précarité critique. Celui-ci n’est toutefois pas une panacée, bien qu’il puisse permettre aux emprunteurs d’améliorer leur niveau de vie ou leur ressources financières à travers les micro- entreprises. Le fond financier de faible montant est à rembourser à court terme. Ce système constitue ainsi une arme pour lutter contre la pauvreté afin de parvenir à la dignité. Évidemment la structure aurait à reconnaître le talent, la capacité de remboursement des emprunteurs, ainsi que leur désir d’avoir une activité économique sur du long terme. Concernant l’origine de ce type de financement, il est créé par Muhamad Yunus au Bangladesh en 1976. La statique des bénéficiaires répartis dans le monde en 2012 a indiqué 195 millions. Ces dernières années, le micro crédit a tendance à évoluer vers le micro finance. Car celui-ci offre des services plus variés répondant à des besoins précis des clients cibles.

La micro finance s’adapte surtout à un pays en voie de développement dont la plupart de la population ne peuvent pas avoir accès à un prêt bancaire. Par ailleurs, à la différence des institutions bancaires, elle ne tire pas un trait sur les clients litigieux ou à risques. Elle propose à cette clientèle des moyens de financement et des critères qui peuvent s’accorder à leurs besoins. D’autre part, elle ne met pas de conditions sur l’objet de prêt. Elle est également attentive aux besoins de ses clientèles.
Par contre, elle facture à des taux supérieurs du secteur bancaire, pouvant atteindre 26%. Bon nombre des activités obtenant le financement supportent un taux. Sinon, la micro finance propose des crédits à faible montant. Les coûts d’un prêt de 50 euros sont presque identiques à ceux d’un prêt de 2000 euros avec un même taux d’intérêt. En effet, le coût fixe de l’analyse de dossier est le même quel que soit le montant emprunté. En outre, pour les prêts sans garanties formelles, les responsables de la micro finance sont tenus de faire un suivi permanent de l’utilisation du fond pour éviter la dégradation de la situation et les procès en justice. On retrouve également des emprunteurs habitant dans une zone éloignée de la structure de financement. Les agents de la micro finance doivent alors ajouter dans le coût du traitement du dossier les frais de déplacements. Tous ces motifs entraînent l’augmentation du coût du prêt via la micro-finance par rapport à un crédit bancaire. Il faut aussi noter que des prêts mal remboursés ont un impact sur la pérennité de la structure.

Le micro crédit met à la disposition des personnes démunies et celles exclus des prêts bancaires des solutions de générer des revenus grâce à des opérations de petit montant. Les candidats à l’emprunt doivent d’abord être animés par l’esprit d’initiative. Le micro crédit leur permet de donner un certain sens à leur vie tout en les offrant la chance de réaliser leur rêves. Cela parce qu’il admet comme légitime leur besoin, leur esprit d’entreprise et leur capacité de rembourser les prêts. Cette finance rend davantage de service aux pays développés. Car elle permet à des personnes n’accédant pas aux crédits bancaires de sortir d’une vie de galère. Elles peuvent ainsi se lancer en indépendants, artisans ou en auto-entrepreneurs. Le prêt leur est possible car en général elles bénéficient aussi d’une certaine protection sociale. Les micro crédits sont généralement assurés par des coopératives, des complémentaires santés, des caisses villageoises mais de plus en plus de banques entrent également dans ce programme d’appui. C’est pourquoi la plupart des institutions de micro crédit ne disposent pas de fond propre mais doivent demander de financement auprès des établissements bancaires locaux. Pour se prémunir contre le retard ou la défaillance de remboursement, l’IMF propose par exemple le « technique de crédit progressif». Celui-ci consiste à faire bénéficier l’emprunteur d’un autre crédit plus important s’il a fait le remboursement à terme.
Le point faible de ce financement, c’est que le fournisseur du prêt doit accompagner le bénéficiaire pendant la durée de l’opération. C’est ce coût de suivi qui pourrait exploser le prêt. Par ailleurs, du fait qu’elle n’exige pas souvent de garanties ou de caution, le taux de ce type de crédit est aussi élevé. Le taux de ce prêt peut varier entre 8% à 20%. En revanche, les retards de paiement et les impayés ne sont pas fréquents dans ce modèle de prêt comparés aux crédits classiques ou aux crédits revolving.

La micro-finance ou le micro crédit se ressemblent dans leur offre de crédits mais non pas dans les services qu’ils proposent. Le coût du traitement de la demande, les frais de déplacements lors de la collecte ou le suivi du remboursement, les opérations de recouvrement en cas de non-paiement sont les causes du taux élevé de ces organismes de crédit. Toutefois, le taux qu’ils proposent ne dépasse pas le taux des particuliers informels. Ces deux types de crédits permettent à des travailleurs pauvres, à des petits exploitants agricoles, des sortants universitaires, des chômeurs etc. de monter leurs petites entreprises.

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