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Fausse signature de mon mari pour des prêts comment faire ?

Dans un contrat de mariage sous le régime matrimonial communautaire, les époux sont solidaires des dettes contractées. Ils doivent se soutenir financièrement même si l’un d’eux est à l’origine des dépenses. Ce principe est valable même s’ils sont en instance de divorce. Or, le problème pourrait survenir si l’un des époux a fait une souscription à des crédits sans que l’autre le sache. Pour ce, il ou elle a dû imiter la signature de son conjoint(s) et l’autre est alors dans l’obligation d’assumer ces dettes. Que doit faire le conjoint non consulté dans ce cas ? Le point sur cette situation.

Une personne qui se souscrit à un crédit devrait rassembler certaines pièces qui le concernent comme l’état-civil, les pièces justificatives, les bulletins de paie des 3 derniers mois etc. L’établissement de prêt étudie ces pièces et s’il considère l’emprunteur éligible au crédit, il lui fait signer un acte d’engagement financier. S’il s’agit d’un couple, son conjoint ou son partenaire peut signer avec lui l’acte pour augmenter sa chance de se voir accorder le prêt. Mais le cas peut aussi se présenter où des époux ou des pacsés n’ont pas signé l’acte conjointement mais l’autre a seulement décidé de faire des prêts en falsifiant les documents et en imitant la signature de son conjoint pour obtenir le financement. La raison est peut-être que le candidat au prêt ne travaille pas, or son partenaire ou son époux a des revenus stables. Et il ou elle a peur que l’autre n’accepte pas la souscription au crédit. Il a décidé alors d’imiter la signature de son conjoint ou de son partenaire pour se voir octroyer le financement. L’autre partenaire ne s’est aperçu de rien. Il n’a pas découvert l’existence des prêts que fortuitement lors de l’appel d’un établissement de crédit à cause d’un impayé ou la lettre d’un huissier pour la saisie. Qu’est-ce qu’il doit faire alors dans ce cas ?

Si une personne a découvert que son époux ou son partenaire a souscrit à des crédits en son nom, sans qu’il en soit avisé, la situation requiert une intervention immédiate. Premièrement, il aurait à prendre contact avec un avocat, de préférence un avocat en droit de consommation. Ce dernier cherchera les moyens permettant de lui faire échapper le paiement des dettes. Il pourrait saisir le tribunal correctionnel. La victime de fausse signature devrait également poser une plainte au commissariat et au procureur pour usurpation de signature s’il souhaite mener une action contre son partenaire. Dans cette lettre de plainte, il lui serait possible d’indiquer le dommage et intérêts qu’il demande pour cet acte de faux et usage de sa signature. Ainsi, si le procureur ne répond pas dans les deux mois après l’envoi de son courrier, il pourrait envoyer la même lettre au Doyen des juges d’instruction du Tribunal. Il lui est également conseillé de faire appel à un graphologue pour vérifier que la signature électronique ou écrite à la main a été bien faussée.
L’article 441-1 du Code pénal lui permet de mener cette action contre l’altération de la vérité. A titre d’info, l’usurpation d’une signature et l’usage de faux sont une infraction pénale. Elles font encourir 45 000 euros d’amende et 3 ans de prison. Quant à l’usage de faux dans un document délivré par une administration publique afin de se voir accorder une autorisation, cela fait encourir la peine de 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende. Si l’usurpation ou l’usage de faux a été faite par une personne chargée d’un service public dans l’exercice de ses fonctions, ou si l’acte a été commise d’une manière habituelle, ou si elle a pour but de couvrir l’auteur d’un crime, le peine d’emprisonnement est de 15 ans avec 225 000 euros d’amende.
La personne victime de l’usurpation de signature peut également demander des dommages et intérêts à la banque pour fautes de vérification de signature. L’article 441-3 stipule que celui qui détient un faux document encourt la peine de 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende. Et s’il est reconnu détenteur de plusieurs faux documents, l’emprisonnement sera de 5 ans avec 75 000 euros d’amende.
Bon à savoir : tous les documents faux ne sont pas punissables selon le droit pénal. Seuls les documents comme la fausse signature dans une demande ou offre de prêt, un chèque ou un bulletin de paie falsifié etc. sont susceptibles de causer de préjudice et encourent les peines de la loi. Cette fausse signature n’est pas faite d’une manière imprudente ou il s’agit d’une erreur, mais elle a été bien commise par l’emprunteur aux fins d’altérer la vérité d’une manière consciente et délibérément pour obtenir le crédit.

Supposons que deux époux sont mariés sous le régime de communauté légale. Ils ont contracté ensemble un crédit immobilier. Or, la femme a fait des prêts à la consommation au nom de son mari en imitant la signature de ce dernier. Le prêteur a accepté la demande de crédit pour un montant conséquent. Le mari n’a pas décidé de passer l’éponge lorsqu’il a découvert les dettes qu’il aurait à rembourser. D’autant plus qu’il ne sait pas à quoi sert tout l’argent emprunté par son épouse. Une lettre d’huissier lui indique aussi une prochaine procédure de saisie et une poursuite des organismes de crédit. Il a donc décidé de porter plainte contre sa femme pour usage de faux. Ce faisant, il a pris contact avec un avocat qui lui a conseillé sur la conduite à tenir. Il aurait à demander au greffe de tribunal d’instance les ordonnances de payer à son encontre. Il aurait également informé le greffier de son opposition à ses ordonnances. Entre temps, il a également contacté tous les organismes de crédit pour leur demander un décompte des dettes qu’il aurait à payer. L’expertise d’un graphologue lui permet également d’identifier sa femme comme la débitrice. Après ces quelques procédures, la victime de fausse signature pourrait se désengager au paiement de ces dettes. Rappelons que même si les prêts souscrits par l’autre conjoint ne sont pas pour les biens du ménage, l’organisme du crédit a le droit de se retourner contre le mari ou la femme sous prétexte qu’ils partagent ensemble leurs dettes. Or, cette solidarité des époux pour les dépenses de la vie de ménage est définie par l’article 220 du Code civil. C’est à l’avocat de faire valoir le droit de l’autre conjoint car cet article rejette les achats à tempérament et les dépenses exorbitantes.
Dans tous les cas, si l’époux envisage le divorce pour régler ce litige, la part de sa femme dans la maison qu’ils ont acquise avec le crédit immobilier pourrait payer les dettes des sociétés de crédit. Elle devrait faire le remboursement des crédits avec la moitié du produit de vente. Le problème se pose lorsque le mari aurait à faire le rachat de l’autre moitié alors qu’il a déjà lui-même contribué au financement du prêt immobilier au cours de leur vie commune. Il importe ainsi de bien étudier tous les cas présents afin de voir ce qui s’adapte mieux à sa situation.

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