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Le taux d’appel d’offre par une banque – qu’est-ce que c’est ?

L’acquisition d’un bien immobilier se fait toujours par un prêt immobilier. Il en est de même aussi pour les autres prêts comme le financement travaux, voiture, voyage etc. Les crédits bancaires sont accompagnés d’un taux fixe ou variable. Dans le cas d’un prêt immobilier par exemple, le conseiller bancaire peut proposer un crédit à taux fixe à un client. Dans ce cas, le taux reste invariable tout au long du remboursement du crédit. Mais il est également possible que l’employé de la banque essaie d’influencer le candidat à l’emprunt sur l’intérêt d’un taux variable. Et dans cette sorte de prêt à taux révisable, le taux peut fluctuer selon un indice défini lors de la signature du crédit. Or, l’impact de la bonification de ces indices qui jonglent avec le principe de « taux d’appel » risquent de coûter lourd à son budget. Explications.

Le taux d’appel se réfère au taux utilisé pour le refinancement de banques afin de gérer plus facilement la gestion de liquidités au sein de l’Eurosystème. Le coût du refinancement définit le taux d’intérêt. Ce coût est le prix auquel les organismes bancaires font l’achat de l’argent qu’ils vont ensuite prêter à ses clients. On retrouve les appels d’offre pour le volume à taux fixe et l’attribution d’intérêt à taux variable. Le financement du premier cas se base sur les produits à long terme. Mais c’est dans ce second cas que le taux d’appel s’applique. Il s’agit en fait d’une astuce afin d’attirer les emprunteurs à souscrire chez les banques. Dans ce taux d’appel, il y a un indice et un taux d’intérêt. Pour rappel, l’Euribor qui est l’un des principaux taux de référence de marché monétaire de la zone euro est la base de prêts à taux révisable proposés aux emprunteurs. L’indice utilisé par la plupart des banques pour le prêt variable est l’Euribor, celui-ci correspond au taux d’emprunt proposé par les institutions bancaires. Il se décline en 3 mois, 6 mois ou un an. La rémunération perçue par les banques s’ajoute à cet indice (elle varie entre 0,5 et 1,5%). Cette marge dépend de risque estimé du prêt. La marge et l’indice donnent le taux d’intérêt qu’on retrouve sur l’offre de crédit sur internet ou dans les magasins etc. Mais le hic se situe au niveau de ces indices car certaines institutions bancaires trichent avec les indices. Leur tromperie consiste à proposer une amélioration de la partie variable du taux d’intérêt pendant une certaine période. C’est la méthode de taux d’appel dont nous parlons. Ainsi, l’établissement bancaire peut inscrire sur sa proposition un indice qui n’est pas aussi bas qu’il n’est réellement. Le TAEG ou le TEG qui permet l’évaluation globale du crédit inférieur à ce qu’il est en réalité permet de rendre l’offre plus intéressante que celle proposée par les autres banques. Ce qui pourrait amener l’emprunteur à souscrire un crédit chez la banque.
Illustrons ce taux d’appel par cet exemple : un emprunteur a fait un crédit travaux chez une institution bancaire. Cette dernière lui a octroyé le prêt à un taux révisable. La banque avance un taux initial avantageux de 3% révisable à partir du troisième mois. Dans ce taux, il y a l’élément fixe de 1,5% et l’élément révisable Euribor de 1,5%. Or lorsque l’emprunteur a signé son contrat, l’indice de l’Euribor est de 2% mais la banque a diminué ce taux pour l’amener à contracter un crédit chez elle et à obtenir la baisse de 0,5% de taux qui n’est applicable que pendant 3 mois. Or il s’agit d’un artifice car lors du calcul des intérêts du 3ème mois, l’emprunteur rembourse les intérêts de son crédit à 3,5% mais non pas à 3% comme la banque l’a fait miroiter dans sa proposition. En effet, le taux minoré ne sera plus en vigueur lors de la première révision du taux. Celui-ci sera réindexé sur l’indice réel et l’emprunteur aurait alors à payer les intérêts réévalués sur l’indice réel. Ce qui augmentera le coût total du crédit et qui peut devenir désastreux pour le budget de l’emprunteur.

C’est une politique commerciale de certaines banques pour inciter les candidats à l’emprunt à souscrire un crédit chez elles. Pour l’institution bancaire, l’intérêt réside dans le moyen d’attirer les clients. Une des techniques consiste à afficher un taux attractif. Or dans ce secteur fortement concurrentiel, il faut faire preuve de malice pour séduire la clientèle. Et si un candidat à l’emprunt trouve le taux intéressant, il va faire une souscription de crédit chez la banque en question mais non pas chez une autre. A partir de là, ses revenus seront domiciliés chez la banque. Le client va aussi payer ses cotisations annuelles de carte bancaire, ses virements, transactions et autres opérations bancaires. Le deuxième intérêt de la banque qui est le plus important, c’est le bénéfice qu’elle engrange avec la révision du taux. Du moment que le taux d’intérêt ne respecte pas le 3% promis au début du prêt mais sera réévalué sur l’indice réel, le taux réel majoré avec la marge invariable augmente le montant total du crédit. Ce qui sera en faveur de la banque mais non pas du souscripteur.
Ainsi, en souscrivant un prêt, tous les éléments sont importants car un changement qui a une apparence peu importante peut influer sur le montant total du crédit à rembourser. Il importe alors d’étudier à la loupe l’offre du prêt car un vrai bon taux d’intérêt est un avantage considérable dans le crédit. C’est pour ce d’ailleurs qu’on conseille souvent aux candidats à l’emprunt de recourir aux outils de comparateurs de taux en ligne avant de contracter un crédit.

Outre la méfiance sur le taux d’appel, qui est un avantage artificiellement inscrit sur l’offre de prêt, l’emprunteur aurait également à avoir un apport personnel important s’il souhaite bénéficier d’un taux intéressant. Il doit avoir le moyen de financer le 1 dixième de son projet sur ses fonds propres et le reste sera financé par l’organisme prêteur. Cela permet de rassurer l’organisme financier. Le mieux c’est de pouvoir constituer une épargne ou une économie pour obtenir un taux de crédit attractif. En dehors de l’apport personnel, il y a également la question sur la pérennité de ses rentrées d’argent. Les banques prisent les employés à cdi et ceux qui disposent d’une ancienneté de plusieurs années. Dans certaines institutions bancaires, une ancienneté d’un an au minimum est même parmi les critères imposés dans l’octroi du crédit. Enfin, le bon comportement financier est un élément important pour obtenir un bon taux de crédit. Les découverts bancaires, les incidents de paiement de crédits, si on a déjà contracté un crédit chez un autre établissement sont des mauvais points pour l’emprunteur.

Le taux d’appel est une astuce utilisée par les banques pour attirer les clients à souscrire un prêt. Elle consiste à proposer un taux d’intérêt attractif qui ne l’est nullement en réalité car après la révision du taux, il se réindexera sur l’indice. Ce qui augmente le coût total du crédit au lieu de diminuer. Il faut éviter ce taux d’appel si on souhaite trouver un taux de crédit intéressant.

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