Rachat de crédit simulation

Simulateur de regroupement de prêt en ligne avec réponse immediate

Rachat pret taux zero : est-t’il obligatoire de l’inclure ?

Beaucoup d’emprunteurs ont bénéficié d’un crédit à taux zéro dans l’acquisition de leur résidence principale ou dans d’autres circonstances. Celui-ci est assorti d’un avantage de poids car il permet aux bénéficiaires de disposer d’un crédit ne portant pas d’intérêt, hors assurance. Ce financement fourni par l’Etat ne constitue, en fait, qu’une partie du fond nécessaire à l’acquisition d’un bien immobilier ou à l’achat de biens de consommation. Les employeurs de fonctions publiques, les retraités, les étudiants figurent parmi les centaines de milliers de personnes ayant obtenu ce prêt. Ainsi, par exemple, les particuliers répondant aux conditions d’octroi de ce qu’on appelle prêt à taux zéro renforcé (PTZ) reçoivent cette avance remboursable lors de l’achat dans le neuf de leur logement. Il y en est de même pour les étudiants qui ont bénéficié de ce prêt à taux d’intérêt nul en termes d’aide en vue de l’acquisition de leur première voiture. Dans cette opération, certaines banques peuvent les proposer un crédit jusqu’à 1000 euros et ce sans pièces justificatives. A noter que le montant de ce prêt dépend des ressources financières d’un ménage, de nombre de personnes à la charge, mais aussi de la location géographique de l’emprunteur.
Mais quand un débiteur a contracté plusieurs emprunts, et que cela produit des complications au niveau de son budget, c’est là que le rachat de crédit entre en jeu. Cette opération permet en effet, d’étaler les mensualités à payer tout en réduisant leur montant. L’endetté pourrait ainsi disposer d’une gestion assainie de sa situation financière. Tous les crédits peuvent être consolidés, en allant par les prêts revolving ayant un taux élevé, jusqu’aux prêts immobiliers à rembourser sur du long terme et d’autres emprunts annexes. Et ce, quel que soit le montant. Toutefois, cette opération n’est dans la plupart de temps accessible qu’aux emprunteurs répondant aux conditions imposées par l’organisme de rachat (garanties, trésorerie, bon scoring etc) .

Notons d’abord que lorsqu’une personne a bénéficié d’un prêt à taux zéro auprès d’une banque, ce prêt devrait rester dans cet établissement bancaire et ne devrait pas être transféré. Parce que la souscription a été faite auprès de cette banque qui a obtenu la prime correspondante à ce taux d’intérêt nul. Ainsi, la reprise de son PTZ est déconseillée, et on doit le laisser à son établissement bancaire de départ. D’autre part, en l’intégrant parmi les crédits à racheter, le taux d’intérêt va s’appliquer à ce prêt alors qu’au début il n’en dispose pas.
Mais si l’endetté souhaite inclure à tout prix ce prêt parmi les crédits à restructurer et qu’il a retrouvé un établissement repreneur, il aurait à tenir compte des conditions suivantes :

  • Est-ce que le nouveau taux d’intérêt proposé par l’établissement de rachat peut lui faire bénéficier d’avantages par rapport à son crédit (exemple, taux d’endettement mois élevé etc).
  • Qu’en-est-il du coût global et de la durée du crédit ainsi que la partie majorée de l’emprunt due à la perte du PTZ ?
  • Que contient la clause de remboursement anticipé de son contrat ? Est-ce qu’elle s’applique à cette aide conventionné de l’Etat ?

Car on doit reconnaître que l’établissement de rachat n’accepte pas de ne pas recevoir d’intérêt sur le prêt à taux zéro. En effet, en tant que prêt aidé, c’est la banque de départ qui a reçu de l’Etat les intérêts que le bénéficiaire devrait lui payer. Si le crédit est regroupé, ladite banque devrait alors reverser lesdites sommes à l’organisme repreneur du crédit. Or, dans le milieu financier, on n’a jamais vu une telle chose. C’est pourquoi, on dit souvent qu’il est impossible de transférer ou de racheter un PTZ par une banque.
Le seul moyen de renoncer à son PTZ en crédit immobilier est de le transformer en un crédit immobilier classique. Le souscripteur aurait alors à verser des intérêts. Mais là encore, peu d’établissements bancaires sont ouverts à ce type d’opération. Toutefois, si on en trouve une banque proposant un taux intéressant, cela pourrait résoudre une situation financière délicate. Évidemment, aucun organisme financier de restructuration de dettes ne proposera pas un taux à zéro pour cent. Cependant, depuis un certain temps le taux immobilier tend à la baisse. La moyenne dans le marché environne 1,70% au moment actuel. La perte de l’avantage de taux zéro pourrait être ainsi moins conséquente, si on est vraiment obligé de faire son rachat de ce prêt.

Si on se réfère à l’article R.317-6 du code de la construction et de l’habitation, les personnes en situation de surendettement ne sont pas dans l’obligation d’effectuer une restructuration de son PTZ+. Cet article stipule en effet, que le remboursement intégral de son capital restant dans cette opération n’est légalement justifié que dans le cas d’une vente. Simplement, dans la réalité, certaines banques imposent le rachat de son prêt à taux zéro. Le problème se situe au niveau de la prise de garantie. Comme bon nombre d’organismes de financement demandent une hypothèque conventionnelle sur son patrimoine, ce prêt devrait alors figurer dans le rachat. Et cette condition ne tient pas compte du faible reste à payer de son prêt à taux zéro.
Mais les établissements de rachat peuvent également laisser en place ce prêt. Cela peut arriver par exemple dans le cas d’un crédit qui a encore une durée de vie de plus de 10 ans. Ou encore une probabilité de retard de remboursement avant la fin du nouveau prêt est moindre.
En bref, dans la pratique, le regroupement de son prêt à taux zéro ne représente aucun intérêt du fait que le taux initial de ce crédit est zéro. On peut le laisser en place ou solder de son prêt à taux zéro. Dans ce premier cas, il s’avère utile pour obtenir la levée de l’hypothèque. L’emprunteur est obligé de racheter son logement ou sa résidence principale à la banque qui détient une partie de son bien immobilier.

Quand son taux d’endettement est critique, on dit souvent que le regroupement de dettes permet d’avoir des fins de mois moins difficiles. Ce qui est totalement vrai. Mais pour ne pas alourdir sa perte financière, il faut bien réfléchir avant de décider pour une solution. En effet, un mauvais choix peut entraîner des conséquences lourdes sur son budget et sur son endettement. Si on ne souhaite pas perdre l’avantage de PTZ, on peut par exemple renégocier son crédit. Le taux offert par l’organisme de financement pourrait être plus élevé que celui de ses concurrents, mais au moins, il est possible de conserver son prêt à taux zéro. Par ailleurs, dans une situation compliquée, il est toujours préférable de se faire accompagner par un spécialiste dans ce domaine. Le courtier de rachat, en tant qu’intermédiaire financier peut conseiller sur la solution la plus rentable pour son investissement. Il peut également trouver un établissement financier qui accepte de restructurer ses dettes avec des conditions plus favorables a son propre cas. Enfin, ce professionnel défend également le droit de son client car il connaît les lois et les obligations dans ce domaine.

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