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La micro-finance sociale c’est quoi ?

La microfinance sociale est considérée comme un outil incontournable à la lutte contre la misère. Elle est ainsi reconnue comme un instrument permettant d’atteindre des Objectifs pour le Développement Durable (ODD). Dans le monde, après la crise 2007, la micro-finance sociale a connu une légère décroissance et ne concernait qu’environ 91 millions de la population mondiale en 2012. Un pourcentage encore insignifiant comparé au total des personnes de 2,5 milliards ayant reçu des finances ou des crédits bancaires. Actuellement on en compte plus de 1000 institutions de microfinance réparties dans le monde. Zoom sur cette activité qui n’est plus cantonnée aux pays en voie de développement, mais s’étend également même dans les pays développés.

Dû à la crise économique, beaucoup de foyers et de ménages ont un accès restreint surtout à l’obtention d’un crédit bancaire. Pour y remédier, les institutions de microfinance sociale octroient des petits crédits à taux compétitifs à ces familles de faibles revenus ou à des micro-entrepreneurs afin de leur donner un coup de pouce pour sortir de l’appauvrissement . Ce crédit est censé leur fournir une activité qui génère des revenus. D’autres services sociaux tels que l’information sur la santé, l’aide à la planification de famille (limitation de nombres d’enfants) etc s’ajoutent également à la micro-finance simple. En principe, le taux de pauvreté atteint un barème inquiétant dans plusieurs pays d’Afrique, mais cela n’empêche pas la micro-finance sociale d’intervenir aussi dans les pays développés comme la France par exemple, où la situation de précarité règne également. Dans cette structure, on retrouve 3 organisations :

  • Les IMF rattachés aux organisations non gouvernementales. Ces ONG peuvent collecter des fonds au travers des dons ou d’emprunts et à leur tour, elles accordent elles-mêmes de crédits aux micro-entrepreneurs. L’épargne collectée est destinée à l’octroi de crédits mais non pas pour la structure du système, car en général les ONG ne peuvent pas faire une quête pareille.
  • Les IMF sous forme de coopérative dont le fonctionnement dépend de dépôt ou de capital de leurs membres. Dans ce cas, le micro-entrepreneur est à la fois l’épargnant et l’emprunteur de l’institution. Cette organisation populaire est construite par les bénéficiaires.
  • Les IMF qui a transformé une partie d’une institution bancaire existante pour une vocation de micro-finance.

Ainsi, cette structure inclue aujourd’hui des organisations diverses par leurs tailles, et différentes par leurs structures et leurs statuts juridiques (ONG, mutuelle ou coopérative épargne et crédit, SAS, établissement bancaire, ou association etc…)
En France, les micro-finances prennent la forme des structures de micro-crédit personnel qui volent au secours des micro-entrepreneurs. L’enregistrement de ces institutions doit être officiel. ADIE est par exemple un acteur bien connu dans ce secteur. Mais dans d’autres pays, ces institutions peuvent ne pas être sous la supervision des autorités monétaires du pays. Elles peuvent également être autorisées ou non à faire une collecte de fond, selon la loi en vigueur de chaque pays.
Depuis ces dernières années, il existe aussi en France, des établissements bancaires privés à vocation commerciale qui se tournent vers la microfinance.

Les IMF sociales se servent de certaines méthodes pour pouvoir prêter un fond aux entrepreneurs ayant peu de ressources et ce sans encourir les risques de non-remboursement du crédit. Pour ce, l’octroi du prêt n’est accordé qu’avec un minimum d’apport personnel et l’accord du responsable du groupe. D’autre part, l’IMF augmente petit à petit le montant du prêt tout en proposant des garanties d’accès à des prêts plus conséquents sur l’emprunt en cours est totalement soldé. La micro-finance se différencie du micro-crédit en ce sens où ce dernier est destiné à ceux qui n’ont pas de fonction stable, ni de garanties solides, ni de compte bancaire, ni d’apport personnel minimal. Mais le micro-crédit fait partie intégrante de la micro-finance sociale. Pour ceux qui ont bénéficié du prêt et qui ont complètement remboursé les fonds prêtés, la micro-finance peut leur accorder un autre crédit. A noter que la facture du taux de crédit de la micro-finance est plus élevée comparée à celle fournie par les institutions bancaires habituelles (10%). Le taux de la micro-finance avoisine 27% par an (le TEG). A première vue, cela semble être effectivement conséquent comparé à celui de la banque mais à y voir plus clair, si on tient compte de risques à encourir pour le prêt même à faible montant à des gens non bancarisés, ce taux est justifié. L’institution doit calculer les risques d’inflation, le taux de défaut à 4% etc. Soulignons également que cette structure ne se limite plus au prêt à des foyers pauvres pour développer leurs petites entreprises, mais elle s’étend également sur une gamme de services plus spécifiques (assurance, crédit, épargne, et même transfert d’argent). Il s‘agit alors d’une institution proposant un service financier à tous ceux qui ne sont pas pris en compte dans le système financier.

Le client type de cette institution est l’individu ayant une ressource financière faible. A cause de sa situation précaire, il ne peut pas remplir les conditions requises par les organismes de financement comme les banques (garanties, historique bancaire, cautionnement etc.). La personne qui fait une activité qui apporte un gain au sein d’une entreprise familiale et qui souhaite développer cette entreprise. Dans les grandes villes, la clientèle est surtout composée de commerçants, de gens offrant de prestations de services divers, des artisans etc. A la campagne et dans les zones retirées, ce sont notamment les petits paysans et cultivateurs qui font appel à la micro-finance pour les aider dans leurs micro-entreprises (par exemple transformation à petite échelle de leurs récoltes comme les conserves, les épices etc). On retrouve également les artisans et ceux qui font une petite commerce.
Selon des études, presque 75% des crédits sont octroyés à la gent féminine car elles semblent être la population la plus touchée par la situation précaire et l’indigence. Ces mêmes études ont permis de constater que les investissements faites par les femmes s’inscrivent dans la durée et sont plus fiables. Leur taux de remboursement est souvent élevé comparé à celui des hommes.

Pour les IMF, il est primordial de faire la différence entre les demandeurs de prêt dans ces deux endroits. Leurs besoins sont très différents. En zone urbaine par exemple, la population est nombreuse. Les sommes prêtées permettent de générer de revenus en un temps record, surtout s’ils sont commerçants, vendeurs de la rue etc. Le taux est plus abordable car les IMF ont aussi des agences à proximité qui peuvent suivre le remboursement du prêt. En revanche, pour les IMF qui reçoivent des demandes de prêt des personnes en milieu rural, l’ajustement de leurs offres aux conditions de cette partie de population est encore un dilemme à résoudre. En effet, à la campagne, les moyens de transport ne sont pas nombreux. La population est très dispersée. Le cycle économique de la production agricole suit aussi les saisons. La génération des revenus est alors plus incertaine. La micro-finance sociale doit tenir compte de tous ces éléments lors de l’octroi de crédits pour qu’elle soit rentable.

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