Simulation de rachat de crédit en ligne

Simulateur de regroupement de crédits avec réponse immédiate

Rachat de crédit et PAS : faut-il le conserver, le refinancer ou le renégocier ?

Un prêt d’accession sociale (PAS) peut être soldé dans un rachat de crédit, mais son statut n’est pas transféré au nouveau financement. En 2026, trois options doivent être comparées : refinancer le PAS, le conserver en regroupant d’autres dettes, ou négocier son réaménagement avec la banque actuelle.

Oui, le capital restant dû d’un PAS peut être refinancé si le nouvel établissement accepte l’opération. L’ancien prêt est remboursé et remplacé par un nouveau contrat. Les plafonds de ressources appliqués à l’origine ne deviennent pas les critères du nouveau crédit. Consultez le fonctionnement d’un rachat de crédit avant de refinancer un PAS.

Inclure le PAS peut simplifier les remboursements sans être le choix le moins coûteux. Si ses conditions restent favorables, le conserver évite de refinancer un capital important. Son rachat devient pertinent si l’économie d’intérêts compense les frais et améliore durablement le budget.

Un PAS souscrit en 2026 n’ouvre plus de nouveau droit à l’APL accession. Pour les anciens financements, les PAS et prêts conventionnés signés avant le 1er février 2018 peuvent encore relever de l’ancien régime ; une dérogation a également concerné certains PAS ou prêts conventionnés signés jusqu’au 31 décembre 2019 pour l’acquisition d’un logement ancien situé en zone III. Si une APL accession est encore versée au titre du PAS, vérifiez impérativement avant son remboursement si le rachat externe mettra fin à ce droit : le nouveau crédit classique n’ouvre pas de nouveau droit à cette aide. La Caf ou la MSA peut confirmer l’effet exact du remboursement sur le dossier.

La baisse de mensualité ne suffit pas. Il faut comparer :

  • le capital restant dû et la durée résiduelle ;
  • le taux du PAS, le TAEG de la nouvelle offre et le coût restant à payer dans chaque scénario ;
  • les frais de remboursement, garantie, dossier, courtage et assurance ;
  • le coût total jusqu’à la dernière échéance.

Pour élargir la comparaison, examinez aussi les conditions proposées par les organismes de rachat de crédit, sans choisir sur le seul taux affiché.

Il est parfois possible de conserver le PAS et de regrouper séparément d’autres dettes. Cette stratégie préserve un prêt immobilier encore avantageux. Le prêteur tient néanmoins compte de sa mensualité dans le budget global. Le regroupement doit donc améliorer le reste à vivre sans allonger excessivement la dette.

Avant un rachat externe, interrogez la banque qui détient le PAS. Le contrat peut permettre une modulation ou une modification de durée. Un PAS est remboursé sur 5 à 30 ans ; le contrat peut prévoir jusqu’à 35 ans au total. Toute modification reste soumise au contrat et à l’accord du prêteur.

Demandez à la banque le décompte du capital à solder et vérifiez la clause de remboursement anticipé. Pour un crédit immobilier, l’indemnité éventuellement prévue ne peut en principe dépasser le plus faible des deux plafonds suivants : six mois d’intérêts sur le capital remboursé au taux moyen du prêt ou 3 % du capital restant dû avant remboursement. Certaines situations prévues par la loi peuvent exonérer l’emprunteur de cette indemnité. Une hypothèque peut entraîner une mainlevée ; le nouveau financement peut aussi exiger garantie et assurance. Changer de compte courant reste distinct du refinancement et de la négociation éventuelle d’une domiciliation de revenus.

Un refus ne signifie pas que le PAS est impossible à racheter. L’organisme peut juger le montage insuffisamment équilibré. Vérifiez :

  • la valeur du logement face au capital à refinancer ;
  • la nature et le rang des garanties existantes ;
  • la mensualité du PAS s’il reste hors regroupement ;
  • les revenus, le reste à vivre et les incidents récents.

Ces points s’ajoutent aux critères d’octroi et de solvabilité d’un rachat de crédit.

Comparez les coûts restant à payer. Pour le PAS, relevez le capital restant dû, la mensualité, les échéances restantes, les intérêts futurs, l’assurance et, le cas échéant, le montant d’APL accession encore attendu. Pour le nouveau crédit, intégrez la mensualité, les intérêts, l’assurance, les frais de dossier ou de courtage, la nouvelle garantie, les éventuels frais de mainlevée et l’indemnité de remboursement anticipé. Comparez ensuite le coût net restant des deux scénarios. Une échéance plus faible peut coûter davantage si la durée est fortement prolongée.

Exemple pédagogique : 200 000 € restent dus sur 18 ans à 4,50 % nominal, hors assurance. Un refinancement à 3,50 % sur 18 ans retient, pour cet exemple, 6 000 € de frais intégrés au capital, soit 206 000 € financés. L’assurance emprunteur, une éventuelle indemnité de remboursement anticipé et tout coût non compris dans ces 6 000 € restent exclus du calcul.

Scénario Capital Taux nominal Durée Mensualité Intérêts futurs Somme des échéances hors assurance
PAS conservé 200 000 € 4,50 % 18 ans 1 352,65 € 92 172 € 292 172 €
PAS refinancé 206 000 € 3,50 % 18 ans 1 286,80 € 71 949 € 277 949 €

Avec ces seules hypothèses, le refinancement réduit la mensualité d’environ 66 € et la somme des échéances d’environ 14 223 €. Il ne s’agit pas encore d’une économie nette définitive : l’assurance, l’éventuelle IRA, la garantie et la perte éventuelle d’une APL accession doivent être intégrées avant décision. Cette simulation n’est ni une offre ni un taux de marché. Consultez le calcul d’un tableau d’amortissement de rachat de crédit.

Retour