Rachat de crédit

Comparatif des taux de crédit & Simulateur de regroupement de prêt

Crédits à la consommation savoir éviter les pièges

Nombreux ménages recourent aux prêts à la consommation pour avoir plus de confort. Certes, ils permettent d’assumer les dépenses quotidiennes, l’achat des équipements ménagers et même le financement de la réparation ou l’entretien de sa maison. Mais une fois les fins de mois dans le rouge, on se rend compte qu’on est en plein dans un engrenage. Pour éviter les dérives, voici donc nos conseils pour éviter les pièges de ces crédits simples d’accès.

Avant de parler des pièges de prêt à la consommation, faisons un bref tour d’horizon sur les différents types de crédit à la consommation. En premier lieu, il y a le crédit renouvelable ou crédit revolving. Celui-ci est une réserve d’argent que l’emprunteur peut utiliser comme bon lui semble. Elle se reconstitue au fur et à mesure que la personne rembourse la somme empruntée. Les intérêts de ce type de crédit sont plus élevés que d’autres crédits et on ne connaît pas les mensualités à payer. Ainsi, plus la personne prend du temps à rembourser la réserve d’argent, plus le montant total du crédit grimpe.
On retrouve également le crédit personnel qui est un prêt amortissable qu’on peut rembourser par mensualités selon un planning qu’on a fixé au départ. Les fonds sont utilisables selon le gré de l’emprunteur.
Enfin, on retrouve le crédit personnel affecté qui est destiné pour l’acquisition d’un bien électroménager ou d’une voiture par exemple. La vente et l’accord du prêt sont dépendants. S’il y a annulation de vente, le prêt est également annulé. L’inverse s’applique aussi.

  • Le mauvais choix du type de crédit :
    Parmi les 3 types de prêts cités ci-haut, il vaut mieux éviter le prêt renouvelable dans la mesure du possible. Le risque de souscrire à ce type de prêt, c’est qu’on a tendance à utiliser sa carte de crédit pour l’achat des choses qu’on n’aurait peut-être pas besoin. Or les petites sommes qui s’accumulent dans ce type de crédit ont des intérêts conséquents. Il vaut mieux ainsi privilégier les prêts personnels affectés lors d’un achat précis. Ceux-ci ont l’avantage d’être moins coûteux et d’avoir des mensualités fixes. En plus, l’emprunteur connaît d’avance le montant qu’il aurait à payer chaque mois. A noter que si le montant à emprunter excède plus de 1000 euros, l’organisme prêteur doit normalement proposer à l’emprunteur une alternative de prêt personnel classique à la place du prêt renouvelable. Soulignons également qu’à cause de sa grande liberté d’usage, le crédit renouvelable est source de surendettement de beaucoup de ménages.
  • Se méfier des offres de taux douteux.
    Certaines publicités agressives affichent par exemple des taux promotionnels de 3% à 5% pour la souscription à un prêt renouvelable. Or, le taux normal de ce type de crédit varie entre 15% à 19% environ. Ce type d’offre promotionnelle est en principe proposé avec l’acquisition d’un équipement électroménager comme la chaudière, une cuisine équipée… Après avoir souscrit le crédit, l’emprunteur découvre que ce taux est conditionné. Il est seulement applicable pendant 6 ou 12 mois, et après la fin de l’offre promotionnelle, les taux vont frôler l’usure. En utilisant sa carte de crédit adossée au crédit revolving, on se retrouve alors à payer un crédit beaucoup plus cher qu’on l’ait pas imaginé. Certains prêts proposent également des avantages comme zéro euro de mensualité pendant les 3 premiers mois mais après la promotion, le taux d’intérêt n’est plus valable. A rappeler que le taux d’intérêt pour un crédit personnel est 6,6% en moyenne selon le montant que la personne veut emprunter.
  • Le coût total du crédit
    Le taux d’usure dépend du montant emprunté. Et le coût total du crédit dépend aussi de ce taux. Or, certains organismes prêteurs prêtent de fonds en-deçà des seuils fixés pour augmenter le montant total du crédit. A titre d’exemple, 3000 euros peuvent être empruntés au taux de 15,25% alors que 3500 euros seront proposés à un taux de 19%. L’inverse est aussi vrai. Pour un emprunt de 2900 euros par exemple, l’établissement prêteur propose un taux d’usure de 19,29% or pour un prêt de 3500 euros, le taux maximal descend à 16%. Il vaut mieux alors opter pour 3500 euros afin de bénéficier d’un taux d’intérêt faible. Cela constitue une économie d’intérêts conséquente.
  • la souscription à une assurance.
    L’assurance décès, invalidité, incapacité de travailler ou arrêt de travail est souvent proposé aux emprunteurs surtout dans le cas d’un prêt immobilier. Pour un prêt personnel d’un montant modeste, cette assurance est complètement inutile. Mais si les emprunteurs font un crédit plus conséquent, les organismes de prêts proposent quelquefois la souscription à des garanties décès et invalidité afin d’obtenir le crédit. Toutefois, il existe quand même des cas où on peut refuser la souscription à cette assurance. A noter que le taux de l’assurance oscille entre 0 ,2% à 0,5% du coût total de l’emprunt. Ce qui fait renchérir ce montant total. En plus, chez certaines compagnies d’assurance, la mensualité à payer s’ajoute dans la mensualité du prêt à rembourser au lieu d’être ajouté en plus. Ce qui signifie que l’emprunteur rembourse un peu moins de la somme empruntée chaque mois, pourtant la durée du remboursement du crédit et son coût en totalité augmente en même temps. Dans le cas d’un prêt immobilier, si la banque exige la souscription à cette assurance, il est conseillé de faire la mise en concurrence des taux pratiqués par les assureurs avant de choisir l’offre proposée de l’établissement bancaire. Il se peut que l’offre décès-invalidité classique à durée limitée de l’établissement bancaire est plus compétitive que chez les autres organismes d’assurances, mais cela n’empêche pas de faire une comparaison de devis.
  • le choix des mensualités.
    Lors du remboursement du crédit à la consommation, il faut savoir que plus on rembourse par des mensualités plus importantes, plus on diminue les intérêts. Si on se réfère avec la loi Lagarde, le remboursement de crédits à la consommation de moins de 3000 euros doit être fait dans l’espace de 3 ans, soit 60 mois. Si l’emprunteur dispose les moyens, il peut ainsi solder son crédit au bout d’un ou de deux ans. Or, certains établissements prêteurs étayent le calendrier de remboursement de leur échéance pendant cette durée de 3 ans. Pour éviter ce piège, il vaut mieux alors proposer des mensualités supérieures à celles proposées par l’organisme prêteur lors de la souscription du crédit.
  • Vérifier les pénalités de remboursement par anticipation.
    Les prêteurs ont le droit de faire un prélèvement de remboursement par anticipation pour le prêt à la consommation supérieure à 10 000 euros. L’emprunteur aurait à payer une pénalité de 1% du montant emprunté s’il rembourse le crédit dans moins de 1 an après la signature du contrat et 0,5% si le remboursement va au-delà d’un an.

Les crédits à la consommation attirent beaucoup de consommateurs. Or s’il est un outil pratique pour le financement des achats, il cache également de nombreux pièges dont il faut se méfier. Le mauvais choix du type de prêt à la consommation, l’importance et la vérification du coût total du crédit, les enjeux d’une souscription à l’assurance, le dessous des offres de taux promotionnelles sont autant des pièges à éviter lors de la souscription à un prêt à la consommation.

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