Rachat de crédit simulation

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Différence entre reste à vivre et revenu résiduel

Lors d’une souscription à un crédit immobilier, l’établissement bancaire étudie le profil de l’emprunteur en fonction des critères comme le reste à vivre. Il s’agit du revenu du foyer ou d’une personne physique ou morale après déduction de ses charges. Autrement dit, la somme d’argent que le candidat à l’emprunt dispose après ses dépenses incompressibles. Mais on entend également le mot revenu résiduel. Existe-t-il une différence entre ces deux termes ? Que faire si son reste à vivre est insuffisant ? Réponses dans l’article suivant.

Quand un emprunteur établit un dossier de demande de crédit, notamment dans le cadre d’un prêt immobilier, la banque calcule en priorité le reste à vivre. Ce terme est associé au montant restant après déduction des charges de remboursement de crédits et d’autres charges financières. Ces dernières incluent les dépenses de logement, les factures du téléphone, d’électricité, d’eau et de chauffage, la somme minimum à la disposition des personnes à charge, la pension alimentaire, les assurances etc. Pour effectuer ce calcul, le banquier soustrait le total de charges au revenu total du demandeur de prêt. En règle générale, ce montant doit être au minimum 4800 euros par mois pour une personne, ce qui revient à 400 euros par mois. Mais certains établissements bancaires peuvent exiger un montant de 700 euros par mois, voire plus pour une seule personne. Le calcul dépend en fait de l’endroit où l’emprunteur habite, du nombre de personnes dans son foyer, de ses mouvements bancaires etc. Les montants sont calculés à 300 euros par personne à charge. Cet argent restant peut s’ajouter à l’épargne ou au paiement d’un nouveau crédit. Plus le montant de ce reste à vivre est élevé, plus la demande de crédit a une chance d’aboutir.

La commission du surendettement calcule aussi ce reste à vivre afin d’estimer l’endettement excessif du débiteur, mais son calcul diffère de celui de la banque. Pour cette institution, ce terme désigne le montant insaisissable du salaire pour que la personne ait besoin pour vivre décemment lors d’une procédure de saisie. Pour faire ce calcul, la commission impose un montant supérieur au RSA, soit 545, 48 euros, majoré de 50 % s’il y a une ou plusieurs personnes à charge. Cela est fixé en vertu de l’article R 331.10.2 du code de la consommation. Si la somme restante à la disposition du débiteur après paiement de ses crédits est au-dessous de cette valeur, la commission peut choisir la solution du plan de redressement. Cette notion est donc toute aussi importante que le taux d’endettement lorsqu’on effectue une demande de crédit ou un appel à la commission de surendettement.

Le revenu résiduel que beaucoup de personnes désignent également par reste à vivre se définit comme la ressource récurrente obtenue par une personne sans qu’elle effectue une exploitation active. Prenons un exemple. Un auteur a écrit un livre dont il a vendu son droit d’auteur à quelqu’un d’autre. Dans leur contrat, à chaque fois que l’acheteur publie ce livre, il va toucher à chaque vente un pourcentage, même s’il n’a pas déboursé un centime dans l’édition. En d’autres termes, il recevra toujours une paie pour un travail qu’il a effectué une seule fois. L’exemple d’un propriétaire qui vient d’acquérir une maison et qui le met en location illustre également ce terme. Ce propriétaire touche un revenu résiduel à la fin de chaque mois. Le reste à vivre diffère donc du revenu résiduel car ce dernier terme est associé au revenu passif d’une personne. Mais pour simplifier les choses, ces deux mots désignent souvent la somme restante après déduction de charges d’une personne. D’ailleurs, le terme quotient familial correspond aussi à cette notion. Il s’agit du revenu résiduel par personne par année. La banque établit l’ensemble des revenus annuels nets d’un candidat à l’emprunt. Elle en soustrait le montant du remboursement annuel et divise le résultat par le nombre de personnes composant le foyer. Un quotient familial élevé ouvre droit à l’acceptation d’une demande de crédit.
Bon à savoir : si le reste à vivre est suffisant même si le taux d’endettement de l’emprunteur excède 33 %, l’organisme bancaire peut octroyer un crédit. Si en revanche, le poids du revenu restant est trop léger comparé aux charges et aux dépenses qu’on ne peut pas compresser, la banque préfère en général ne pas attribuer le crédit. Pour faire le calcul de ce montant, le candidat à l’emprunt peut recourir aux calculettes de reste à vivre en ligne. La simulation est gratuite.

Soulignons d’abord que les institutions financières sont plus enclines à accorder du crédit immobilier à ceux qui ont un dossier solide. Cela concerne les candidats à l’emprunt qui n’ont pas de compte à découvert, d’incident de paiement, ni de crédit de consommation et qui disposent d’un reste à vivre raisonnable. De préférence, ils adoptent le statut de co-emprunteurs et tous les deux sont titulaires d’un CDI. Mais si l’analyse financière ou la simulation en ligne montre un reste à vivre insuffisant, que faire ?

Dans ce cas, l’emprunteur devra en premier lieu cerner les points faibles de son dossier de crédit, par exemple, sa capacité d’emprunt en fonction de sa situation financière. Il se peut qu’il demande un montant ambitieux de crédit qui risque d’impacter sur ses autres besoins vitaux. Il lui est également possible de supprimer ses dépenses non indispensables (à titre d’exemple, chercher un loyer plus abordable près de son lieu de travail, vendre sa deuxième voiture etc.).
Mais il y a également des cas de situation difficile à vivre où le ménage se voit octroyer un crédit immobilier mais en cours du remboursement du prêt, leur reste à vivre devient insuffisant. Cela pourrait arriver même si le couple est tous deux salariés. Une partie de leur salaire va normalement rembourser les créanciers. Mais si des aléas comme la maladie grave, une hospitalisation sur le long terme ou un accident entraînant l’invalidité surviendront, le budget du couple peut virer au rouge. Pour éviter le surendettement, les emprunteurs peuvent choisir le montage financier du rachat de crédit. Celui-ci permet de regrouper tous les crédits en un seul et donc de ne rembourser qu’une seule mensualité chaque mois. Cette mensualité bénéficie généralement d’un montant réduit. En revanche, le remboursement du nouveau crédit regroupé s’étalera dans une durée plus longue que les autres crédits initiaux. Le regroupement de dettes a plusieurs avantages : il permet d’améliorer son reste à vivre et donc d’assainir son budget. Son taux d’endettement en sera aussi nettement optimisé et le débiteur évitera le recours à la commission de surendettement. Par ailleurs, il est également possible de demander une trésorerie supplémentaire pour certains profils de demandeurs de rachat qui en sont éligibles. Cette réserve d’argent supplémentaire peut servir à la réhabilitation ou à l’extension de leur bien immobilier etc. Il est ainsi conseillé à tous ceux qui commencent à avoir de difficulté de paiement de crédits de faire appel rapidement à cette solution de consolidation de dettes. Car si leur taux d’endettement est trop élevé, ils peuvent avoir du mal à trouver un organisme qui rachète leurs crédits. En bref, le reste à vivre est un facteur important que ce soit dans la demande de crédit ou lors du remboursement d’un prêt. Il est essentiel de surveiller cette somme restante dès lors qu’on souhaite mettre en place un projet financé par les banques.

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