Dans un rachat de crédit, la caution n’intervient pas tant que l’emprunteur rembourse normalement. Elle s’engage à payer en cas de défaillance, dans les limites prévues par l’acte. Le niveau de risque dépend notamment du caractère simple ou solidaire du cautionnement, mais aussi du montant, de la durée et de l’étendue de l’engagement. Si elle paie, elle peut ensuite réclamer à l’emprunteur les sommes qu’elle a réglées. Les règles juridiques détaillées ci-dessous concernent principalement la caution personne physique ; l’intervention d’un organisme de cautionnement dépend également de son contrat et de ses propres conditions.
La caution est une sûreté personnelle : un tiers garantit le paiement si l’emprunteur devient défaillant. Elle n’est pas automatique dans chaque rachat de crédit. Sa présence dépend du montage, du profil financier et des critères du prêteur. Selon le montage, la garantie peut reposer sur l’engagement d’une personne physique ou sur l’intervention d’un organisme de cautionnement. Les conséquences juridiques et contractuelles ne sont pas identiques dans les deux cas. L’hypothèque est différente : c’est une sûreté réelle portant sur un bien.
La garantie est étudiée pendant la préparation du dossier de rachat de crédit. Revenus, charges, patrimoine et engagements du garant peuvent être examinés avant acceptation.
La distinction change le risque du garant. Avec une caution simple, la caution peut, si elle n’y a pas renoncé, invoquer le bénéfice de discussion afin d’obliger le créancier à poursuivre d’abord le débiteur principal. Ce bénéfice doit être invoqué dès les premières poursuites et suppose notamment d’indiquer au créancier les biens du débiteur susceptibles d’être saisis. La caution tenue solidairement avec le débiteur ne peut pas se prévaloir de ce bénéfice.
Il faut donc lire précisément les modalités de caution dans un regroupement de crédits. L’expression « se porter garant » ne suffit pas à mesurer l’exposition réelle.
L’acte doit permettre d’identifier l’obligation garantie et les limites de l’engagement. Pour une caution personne physique, la mention apposée par elle-même indique notamment le montant maximal garanti en principal et accessoires, en toutes lettres et en chiffres. Le cautionnement peut être conclu pour une durée déterminée ou indéterminée. Le formalisme ne se résume donc plus à une « mention manuscrite » sur papier.
Le garant doit vérifier précisément l’étendue de l’acte. Sauf clause contraire et dans les limites du cautionnement souscrit, celui-ci peut notamment s’étendre aux intérêts et autres accessoires de l’obligation garantie ainsi qu’à certains frais. Si l’opération comprend une somme supplémentaire, il faut aussi contrôler le périmètre du rachat de crédit avec trésorerie et le montant garanti.
Un retard ne signifie pas que le garant règle automatiquement toute la dette. Le prêteur agit selon le contrat et le type de cautionnement. Lorsqu’un créancier professionnel constate un premier incident non régularisé dans le mois de son exigibilité, il doit en informer la caution personne physique. Cette information légale est distincte d’un appel en paiement : les sommes pouvant être réclamées à la caution dépendent de l’étendue de son engagement et des sommes devenues exigibles.
Le paiement par le garant n’efface pas la charge économique pour l’emprunteur. La caution qui a réglé tout ou partie de la dette dispose d’un recours personnel contre l’emprunteur pour les sommes payées, ainsi que pour les intérêts et les frais dans les conditions prévues par la loi. Les intérêts courent de plein droit à compter du jour du paiement ; pour les frais, les conditions de remboursement sont encadrées par l’article 2308 du Code civil.
Avec un proche, l’incident peut aussi fragiliser la relation familiale. Il faut donc mesurer le risque transféré au garant, et pas seulement la nouvelle mensualité. Pour comparer cette solution avec une sûreté réelle, consultez les mécanismes de garanties en rachat de crédit hypothécaire.
Le garant expose ses ressources et son patrimoine. Le Code civil protège toutefois la caution personne physique engagée envers un créancier professionnel. Pour le régime issu de la réforme du cautionnement entrée en vigueur le 1er janvier 2022, si l’engagement souscrit par une personne physique envers un créancier professionnel était, lors de sa conclusion, manifestement disproportionné à ses revenus et à son patrimoine, il est réduit au montant à hauteur duquel elle pouvait alors s’engager. Le créancier professionnel doit aussi la mettre en garde lorsque l’engagement du débiteur est inadapté à ses capacités financières.
Le créancier professionnel doit en outre informer chaque année la caution personne physique du principal, des intérêts et des autres accessoires restant dus et lui rappeler le terme de son engagement ou, lorsqu’il est à durée indéterminée, sa faculté de résiliation et ses conditions. Ces protections n’annulent pas le risque : plafond, durée et capacité réelle de paiement doivent être vérifiés avant signature.
La fin de l’engagement dépend de l’acte et de l’extinction de la dette garantie. Lorsque le prêt est intégralement remboursé, la caution n’a plus vocation à couvrir cette dette. Un nouveau regroupement ne transfère pas automatiquement l’ancienne caution : le nouveau prêteur peut demander une nouvelle garantie.
Remplacer un proche par un autre garant exige également l’accord du créancier et un nouvel engagement. Avant toute modification, il faut distinguer cautionnement personnel et garantie réelle. Sur ce point, consultez les risques d’une garantie hypothécaire dans un rachat de crédit.
Points essentiels : Pour comparer efficacement les solutions, appuyez-vous sur les mécanismes de garanties en rachat de crédit afin de mieux comprendre la garantie susceptible d’être retenue selon le montage.
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