Rachat de crédit

Comparatif des taux de crédit & Simulateur de regroupement de prêt

Besoin d’argent rapidement : l’alternative de l’hypothèque

Le crédit hypothécaire est un crédit qui garantit le créancier sans déposséder le propriétaire de son bien immobilier. En ce sens, celui qui fait l’emprunt hypothèque son patrimoine au profit de l’institution qui octroie le prêt. Cette procédure est bien plus courante dans les pays anglo-saxons qu’à l’hexagone. En France, le crédit dépend davantage des ressources financières mensuelles de l’emprunteur que de la valeur du bien engagé comme garantie à la banque. L’hypothèque peut être affecté pour autres projets que des biens immeubles tels que les dettes fiscales, les travaux de réhabilitation, les droits de mutation d’une succession, le fond pour le financement des comptes courants, l’achat d’une propriété à l’étranger et bien d’autres encore. Tour d’horizon sur cette alternative de financement.

Soulignons d’abord que cette solution de financement s’adresse uniquement à un propriétaire d’un bien immobilier. Le propriétaire soumet à l’hypothèque sa terre ou sa maison et la banque ou l’institution de crédit lui prête de l’argent. Ce moyen lui permet d’améliorer son pouvoir d’achat, de solder ses dettes, de racheter ses crédits, de faire un nouveau prêt … Notons que toutes les institutions bancaires ne proposent pas ce genre de prestation. En plus, l’acceptation de l’hypothèque découle aussi de revenus de l’emprunteur. Une personne en situation de chômage aurait ainsi de difficulté à obtenir un crédit hypothécaire auprès d’une banque.
Dans cette opération financière, l’emprunteur paie les intérêts par mois ou par 3 mois et fait le remboursement de l’ensemble de l’emprunt à l’échéance du crédit. La durée du prêt classique hypothécaire accordée varie généralement de 2 à 15 ans et le taux d’intérêt est sensiblement plus élevé que la moyenne des taux pratiqués par les financeurs de crédits. Le taux d’intérêt invariable le plus faible peut s’échelonner entre 2,40% sur 2 ans et 4,70% sur 15 à 25 ans, voire 30 ans. Cela peut même atteindre plus de 6,50% dans certains cas. Tandis que le taux variable frôle 3%, toutefois, les prêteurs n’utilisent pas toujours ce type de taux. Le prêteur de crédit peut accepter les garanties telles qu’une maison, des murs commerciaux, des bureaux, un terrain etc. En faisant cette sorte d’engagement, l’emprunteur peut toujours vendre ou louer son bien. Mais si le remboursement total du prêt n’est pas fini à terme, le bien hypothéqué sera mis alors aux enchères.
Remarque : le dernier remboursement doit être effectué avant l’âge de 75 ans ou de 80 ans de l’emprunteur. Si le propriétaire vend l’immobilier, il peut faire un solde par anticipation avec une partie du montant de la vente.

La personne qui fait l’emprunt via l’hypothèque de son patrimoine immobilier peut obtenir un montant entre 50% à 70% de la valeur du bien. Cette valeur sujette à l’estimation bancaire est souvent plus basse que celle du marché. Ainsi, le montant de financement qu’une personne peut obtenir dépend de la valeur de son bien patrimonial.
Bon à savoir : dans la lutte contre le blanchiment et l’acte de banditisme, le contrôle du mouvement de fonds bancaires (provenance et destination) est très serré. La banque doit aussi vérifier la solvabilité de son client. Elle n’est pas aussi en mesure d’octroyer de fond à une entreprise en difficulté pour que celle-ci puisse rétablir la situation. C’est pourquoi, l’établissement bancaire demande toujours l’utilisation du fond octroyé.

Il y a d’abord l’inévitable taux d’intérêt. Le montant de celui-ci est subordonné à l’affectation du prêt. Si la plus grande partie du montant emprunté (plus de 60%) va dans la rénovation d’un bâtiment, construction d’une véranda, aménagement de la piscine etc. le prêteur pratique alors le taux du crédit immobilier. Cela ne peut pas alors dépasser le 5,40% (hors assurance). Tandis que pour un prêt à la consommation, le taux pourrait aller au-delà de 20 %. On met aussi dans le calcul les frais de dossiers qui est de 1,2% environ du montant du prêt, ainsi que le taxe de publicité foncière pour l’enregistrement de l’acte, le salaire du notaire etc . Cette solution s’avère ainsi assez chère, mais elle est faisable si on a plusieurs crédits à regrouper en un seul remboursement par mois. Par contre, si le nouveau prêt n’est pas destiné à un projet immobilier, le taux avoisinera le taux d’un emprunt personnel. Rappelons que pour cette affectation, les banques imposent que les mensualités de remboursement n’excèdent pas le tiers de revenus de l’emprunteur. A part ces taux d’intérêts qui dépendent de l’utilisation du fond, on retrouve également les frais de la garantie de l’hypothèque. Celui-ci est de l’ordre de 1,5 % lors de l’instauration d’un crédit d’hypothèque et 0,5% lors de la mainlevée si le propriétaire a envisagé la vente anticipée de son bien.
Toutes les banques réparties sur le territoire français n’accordent pas ce genre de prêt hypothéqué. Mais on peut quand même en trouver quelques-unes qui proposent ce genre de prestation dans la Côte d’Azur. Par ailleurs, bon nombre d’institutions de financement proposent ce genre de service.

Ce prêt est une alternative au prêt traditionnel, surtout si la banque ne veut pas financer son projet. Il est aussi avantageux car il permet de se servir du montant obtenu pour le financement de l’achat d’un autre bien immobilier. Le bénéficiaire du prêt peut également utiliser le montant octroyé pour le financement de travaux personnels comme la finition de ses études, l’achat d’un véhicule, le remboursement de crédits. Il peut même en faire une trésorerie et cela lui permet en même temps de faire une restructuration de ses dettes. En outre, ce prêt n’exige pas l’ouverture d’un compte bancaire.

Si les institutions bancaires et les associations de crédit n’acceptent pas sa demande, on peut se tourner vers l’hypothèque privée. Celui-ci a l’avantage d’offrir des prêts à court terme. Mais le hic c’est le taux d’intérêt privé qui est en général supérieur au taux hypothécaire traditionnel (de 10% à 18%). C’est parce que le prêteur s’engage dans un risque plus élevé pour des clients qui peuvent être des fichées bancaires, ou des surendettés.
Pour avoir rapidement d’argent afin de payer une dette, on peut également effectuer un « gage immobilier ». Le créancier peut alors exploiter l’immeuble ou l’habitation mise en gage jusqu’à ce que l’emprunteur ait fini de rembourser les dettes. Cette opération nécessite la rédaction d’un acte notarié. Il y a également la caution qui permet à un organisme tiers de cautionner le prêt tout en remplissant les obligations financières du client. Son coût est d’environ 1,5% du montant du crédit. En outre, une partie de la cotisation sera reversée à l’emprunteur si tout se passera sans problème. Au final, le coût de cette opération est plus abordable comparée à l’hypothèque bancaire.

L’hypothèque est une procédure permettant à une propriétaire d’un immeuble ou d’un bien meuble de bénéficier d’un fond selon l’utilisation à laquelle il a destiné l’emprunt. En cas de non-paiement des mensualités, l’établissement de prêt peut mettre en vente l’hypothèque afin de récupérer leur argent coûte que coûte. Enfin, cette solution est un peu onéreuse. Elle est aussi désavantageuse surtout si la valeur indiquée par la banque est très inférieure à la valeur du patrimoine immobilier.

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