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Crédit immobilier pour auto entrepreneur

La mise en place du statut auto entrepreneur date de 2009. Il s’adresse aux personnes qui souhaitent monter leur propre activité. Les établissements prêteurs classent ces auto-entrepreneurs dans la catégorie de gérants non salariés. Comparés aux cadres, fonctionnaires d’État et salariés en CDI, les banques se montrent plus rigoureuses dans l’octroi de financement immobilier pour ces travailleurs indépendants. Pour ceux qui souhaitent accéder à la propriété, ils devront justifier des revenus stables et solides ou disposer d’un cautionnement ou de garanties complémentaires suivant le niveau de risque de la banque. Explications.

Les professionnels regroupés sous ce statut environnent un million en France. Ce sont à titre d’exemple des serruriers, des maçons, des plombiers mais aussi des personnes qui font de travail intellectuel comme les rédacteurs, les graphistes etc. Comme tous ceux qui présentent leur dossier de souscription à un crédit immobilier à la banque, il leur est impératif d’avoir une solidité financière. Dans leur cas, ils doivent justifier d’un bilan positif et avoir au moins deux ans d’activité. Les établissements de prêts ou les banques imposent le bilan sur deux ans d’activité car il leur est difficile de juger la pérennité d’une activité sur un an. Il n’est pas rare que la première année, le bilan est négatif alors que l’année suivante, la gestion financière est plus saine. 2 ans d’exercice sont donc requis au minimum, mais le mieux ce serait d’aller au-delà de 3 ans. Car nombreux sont aussi les entreprises qui ont du mal à passer ce cap. Il est à noter également que la première année, les chiffres d’affaires d’une micro-entreprise sont en général peu conséquents. Ce qui ne lui permet pas

de se voir accorder un crédit immobilier. A part ces critères, la banque va aussi étudier l’évolution du rendement et des chiffres d’affaires de l’auto-entrepreneur. Les organismes de prêt vont également étudier le domaine d’activité de l’auto-entreprise. Le fait qu’il s’agit d’une filière porteuse comme les métiers qui évoluent autour de la maison (vitrier, plombier, plâtrier etc.) ou d’un secteur saisonnier comme un artisan restaurateur de meubles anciens par exemple – influe sur l’acceptation du dossier. S’il s’agit donc d’un secteur très concurrentiel, le candidat à l’emprunt devrait présenter des arguments irréfutables afin de convaincre les établissements de prêt à accorder le crédit.

La demande d’un crédit immobilier pour ce statut requiert un apport personnel. Celui-ci devrait être assez conséquent en fonction du financement demandé. Si certains salariés en contrat à durée déterminée et les fonctionnaires peuvent bénéficier d’un prêt immobilier même s’ils ne disposent pas d’une trésorerie personnelle pour acquérir le nouveau bien, le cas est ainsi différent pour l’auto-entrepreneur. Ce dernier devrait disposer d’un apport personnel. Cela rassure les banques qu’il peut se constituer des produits d’épargne comme l’épargne sur le livret A par exemple ou autres comptes rémunérés. Cela permet aussi de minimiser les risques de perte financière pour les établissements de prêts. Pour faciliter ses conditions de prêts, il vaut mieux alors avoir au moins 10 % du prix du bien à acheter lors de la demande de souscription au crédit immobilier.

  • La bonne gestion de sa finance :
    Comme tous les profils emprunteurs d’un prêt immobilier, les banques scrutent à la loupe la gestion de finance de l’emprunteur. Elles vont demander s’il y a des crédits en cours et elles les utiliseront pour faire le calcul du montant du crédit qu’elles peuvent accorder. Cela afin de ne pas dépasser le plafond de surendettement de 33 %.des revenus nets du candidat à l’emprunt. Il est conseillé ainsi de rétablir l’équilibre de son finance en soldant ses prêts revolving, travaux etc. en cours avant de faire une demande de prêt. Dans ses avis d’imposition et ses relevés de compte bancaire que l’auto-entrepreneur devrait fournir à la banque, il doit aussi éviter les découverts bancaires. Le compte devrait être propre sur une période d’un an avant la demande. S’il y a des incidents de paiement de crédits à la consommation ou des découverts professionnels, cela constitue des indices négatifs de la solvabilité de son profil. Mieux vaut donc régler ses crédits à la consommation en cours, éviter le rejet de prélèvement ou autres incidences de paiement, et constituer une épargne conséquente pour maximiser ses chances d’obtenir le crédit immobilier. A noter que l’épargne peut aussi régler les différents frais de la demande.

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