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Bon profil emprunteur : que faut-il savoir avant de contracter un prêt ?

Le taux d’emprunt ou taux d’intérêt détermine la somme que doit verser l’emprunteur au prêteur en contrepartie de la jouissance du capital obtenu. Une fois appliqué, le taux fait augmenter le montant à rembourser par rapport au montant emprunté. Mis à part le taux d’emprunt, il y a aussi d’autres points à connaître avant de contracter un ou plusieurs crédits.

Le taux d’emprunt est le taux d’intérêt est annuel. Par exemple, pour un crédit au taux de 3,6 %, le taux d’intérêt mensuel est de 0,3 %. Il faut bien retenir cette notion pour pouvoir calculer l’intérêt payé par mois, par an et le total durant toute la durée du prêt. Le taux d’intérêt ne s’applique pas de la même manière pour le prêt in fine et pour le prêt amortissable.

Prêt in fine
Ici, l’emprunteur paie uniquement l’intérêt chaque mois et il rembourse le capital une seule fois à l’échéance. Pour trouver l’intérêt annuel, il suffit de multiplier le taux avec le capital. Pour trouver le total des intérêts, il faut multiplier l’intérêt annuel par la durée de prêt et pour trouver la mensualité, il faut diviser l’intérêt annuel par 12. Prenons l’exemple d’un crédit in fine de 100 000 € avec un taux de 2 % pour 15 ans, il génère un intérêt de 15 000 € puisque 100 000 € x 2 % 15 = 30 000 €.

Prêt amortissable
Le calcul est plus compliqué pour ce type de crédit. En effet, l’intérêt se calcule sur le capital restant dû. Or, le capital diminue au fur et à mesure du paiement de mensualité donc l’intérêt diminue aussi laissant une grande part pour le remboursement du capital. À titre d’exemple, pour un taux d’intérêt de 2 %, le taux mensuel est le taux annuel divisé par 12. Pour un prêt de 100 000 pour 15 ans, la mensualité est de 653 € :

L’intérêt pour le premier mois est de 166, 66 € ; le capital remboursé est donc de 486, 34 € et le capital restant dû est de 99 513,66 €. Pour le deuxième mois, l’intérêt est 165,85 € ; le capital remboursé pour ce mois est donc de 487, 15 € et le capital restant dû 99 026,51 €. Et c’est ainsi de suite, le calcul devra alors donner un total de 17 540 € d’intérêt.

En faisant des enquêtes, il y a été constaté qu’un jeune cadre de 28 ans en bonne santé a un taux de crédit moins cher qu’un ouvrier spécialisé de 50 ans. Il convient toutefois de noter qu’ils ont tout les deux souscrit le même montant pour la même durée. En effet, l’âge de l’emprunteur influence le taux de crédit. Mettons-nous en situation pour mieux étudier la question.

Carrière plus longue et évolutive pour les jeunes
La carrière professionnelle d’un jeune est amenée à évoluer. De plus, sa vie active est censée durer plusieurs dizaines d’années. De ce fait, la banque court moins de risques et elle consent alors à lui offrir un taux avantageux plus. Toutefois, être jeune et célibataire ou en couple sans enfant peut réduire la chance d’obtention d’un crédit moins cher. En effet, la banque prévoit le changement de la situation familiale de l’emprunteur et elle préfère augmenter le taux pour prévoir les risques. Pour faire simple, le taux de l’assurance augmente dans ce  cas de figure.

Plus de risque avec les seniors
Plus l’âge avance, plus la probabilité de mourir augmente. C’est une évidence. De ce fait, les banques et les établissements de crédit préfèrent réduire le risque en augmentant le taux d’intérêt et le taux d’assurance. Avec cette technique, ils pourront récupérer une grande partie de leurs argents si des problèmes de recouvrement surviennent.

L’âge idéal du bon profil emprunteur
Le meilleur moment pour avoir un bon profil emprunteur est entre 30 à 40 ans. C’est à ce stade que la situation professionnelle et la situation familiale de l’emprunteur acquièrent de la stabilité. Les revenus sont stables et les dépenses beaucoup plus maîtrisées.

Pour éviter le risque de surendettement, il est conseillé d’établir un plan financier pertinent et d’évaluer son niveau d’endettement. Voici les formules pour éviter le surendettement.
En premier, il faut connaître les dépenses suivantes :

Charges fixes : ce sont des dépenses fixes et incompressibles que le ménage doit payer quel que soit son niveau d’activité. Il s’agit entre autres des loyers, des impôts, des frais de scolarité, des factures d’énergie et eau.
Charges de nécessité absolue : ce sont des dépenses obligatoires mais dont le montant peut varier. Il y a par exemple la nourriture et l’habillement.
Charges compressibles :ce sont des dépenses dont le montant peut être réduit ou supprimé pour économiser. Exemple : budget de vacances.
Mensualité : on peut éviter d’emprunter mais une fois que le crédit est obtenu, le paiement devient obligatoire et les mensualités deviennent des charges fixes.

Pour évaluer chacune de ces dépenses, il faut se référer aux dépenses de l’année précédente. Le total de toutes ses dépenses doit inférieur au montant du revenu. Le reste devrait servir à faire face aux imprévues ou à un épargne. Ainsi, nous avons deux formules :

    Revenus = Total des dépenses + Imprévus
    Revenus = Total de dépenses et charges + épargne

 

Il y a aussi d’autres méthodes pour connaître le risque de surendettement :
Capacité d’endettement : le total des mensualités ne doit pas dépasser 30 % du revenu.
La notion de reste à vivre :  elle doit suffire à subvenir aux besoins du foyer.

Le surendettement est la situation d’une personne dont les ressources financières disponibles n’arrivent plus à payer l’ensemble de ses dettes et de ses charges. Il existe deux formes distinctes de surendettement, définies ci-dessous.

Le surendettement passif
Il y a surendettement passif quand l’intéressé ne peut plus s’acquitter de ses charges (eau, électricité, loyer, impôt, etc.). Dans ce cas, il ne peut pas rembourser ses dettes à cause des situations qu’il n’a pas crées. Ici, soit ses revenus ont baissé, soit ils sont insuffisants face à l’augmentation des charges. Le débiteur est ici de bonne foi, car même s’il s’est endetté en souscrivant des crédits, ce sont des causes extérieures qui ont engendré ses difficultés de paiement. On parle de causes objectives de surendettement quand il est question de :

Crises financières créant une difficulté économique pour toute la population
Perte d’emploi à cause d’une fermeture d’usine par exemple
Divorce ou décès de l’un des conjoints
Accident ou maladie grave entraînant l’abandon du travail ou d’une activité lucrative
Augmentation de la charge familiale (naissance d’un enfant, frais d’études plus chers, …)
Augmentation du coût de la vie (loyer, transport, etc.)

Le surendettement actif
Ici, les causes sont nées de l’accumulation de dettes de l’individu, dû à sa souscription aux nombreux crédits. Il n’y a pas de baisse de ressources mais seulement une augmentation volontaire des dépenses. Il s’agit de causes subjectives de surendettement.

Vivre au dessus de ses moyens en achetant à crédit plus que ce qu’il ne peut payer avec ses ressources habituelles
Faire des dépenses superflues comme l’achat d’objets de luxe
Contraction de plusieurs dettes sans volonté réelle de les rembourser
Addiction au jeu d’argent

La conjoncture actuelle au niveau internationale fait que les banques sont obligées de proposer de meilleur taux pour leur prêt immobilier. Les banques ont dû faire des concessions pour attirer de nouveaux clients ou tout simplement garder les leurs. Les gens se ruent donc dans leurs banques pour renégocier leurs anciens prêts immobiliers à des taux beaucoup plus intéressants et parfois préférentiels pour les anciens clients. La première étape pour parvenir à un rachat de crédit réussi est donc la recherche d’un organisme de financement qui propose les meilleures prestations, les meilleures conditions et le meilleur taux. Cette tâche n’est pas véritablement aisée. il faut être attentif à tous les détails.

Contacter son conseiller
Si vous ne voulez pas changer de banque pour racheter votre prêt immobilier, alors la première chose à faire est de contacter son conseiller client. Il se tiendra certainement à votre disposition pour vous communiquer les informations nécessaires. Exigez de sa part une parfaite transparence pour que vous puissiez avoir toutes les clés en main avant de faire votre rachat. N’hésitez pas à lui demander de faire une simulation de votre achat et de vous faire voir les bénéfices que vous pourrez retirer de votre démarche.

Faire un comparatif avec les autres banques
Sachez que dépendamment des banques, les coûts liés à l’opération de rachat diffèrent. Elles considèrent un rachat de prêt immobilier comme un avenant. Donc, il faudra savoir bien négocier pour avoir le moindre coût possible. Il n’existe pas encore de frais standardisés entre les banques. C’est pour cela qu’il faut bien comparer et bien négocier avec le conseiller client pour avoir à payer le moins possible. Sachez en tout cas que la fourchette des frais pour ce genre d’opération tourne entre 150 et 3000 euros.

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