Rachat de crédit

Comparatif des taux de crédit & Simulateur de regroupement de prêt

Escroqueries au crédit comment éviter les pièges ?

Depuis ces dernières années, les pirates de crédit se multiplient sur les sites en ligne. La souscription de prêts en ligne ayant longtemps supplanté les demandes de crédit en agence ou par téléphone, de plus en plus de personnes se plaignent d’êtres victimes des propositions frauduleuses sur le web. Pour vous aider à détecter les offres non sérieuses, nous avions décidé d’y consacrer un article sur les tactiques des arnaqueurs au crédit.

Selon la loi, seuls les établissements agréés par l’Autorité de Contrôle prudentiel et de Résolution (ACPR) peuvent proposer l’octroi d’un crédit. Si un particulier propose ainsi un crédit sans agrément ou via l’intermédiaire illégal d’une banque, il faut se méfier. D’ailleurs, le fait d’octroyer un crédit de cette façon encourt les sanctions de la loi. Pour une personne physique, elle court la peine de 3 ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende de 375 000 euros. Tandis que l’amende pour une personne morale peut atteindre 1 875 000 euros. Celui qui pratique le métier de courtier en crédit doit ainsi être immatriculé au registre de l’ACPR. En l’absence de cette immatriculation, il aurait à payer 30 000 euros d’amendes et risque 2 ans de prison.
Par ailleurs, pour éviter de se faire piéger par les prédateurs de prêts, il vaut mieux choisir un courtier professionnel IOBSP si on ne passe pas par les banques. Ces courtiers doivent posséder un numéro d’immatriculation au registre de l’ORIAS. L’intéressé peut vérifier son immatriculation dans ledit registre sur le site de l’orias. Cette liste est à jour et les personnes qui ne remplissent plus les conditions d’immatriculation sont radiées. En visitant le site de l’orias, le particulier peut aussi avoir des renseignements sur le courtier avec qui il souhaite obtenir un crédit. Le site internet indique soit le numéro ORIAS du courtier, soit sa dénomination ou sa marque commerciale.

Ces annonces de proposition de crédit sont souvent accompagnées de témoignage d’une ou des personnes qui ont obtenu une certaine somme d’argent via un bienfaiteur. Ce dernier a accepté de leur prêter un fonds alors qu’elles subissent des fréquents rejets bancaires. Le crédit arrive à point nommé. On peut retrouver ces annonces sur les pages web, les forums, les petites annonces etc. Le principe de l’escroquerie consiste à faire croire aux internautes que s’ils n’arrivent pas à se voir octroyer un crédit par les établissements bancaires ou les organismes de prêts, cela est possible s’ils entrent en contact avec le mail de la personne dans l‘annonce. Et pour couronner le tout, l’annonceur peut souligner que le bienfaiteur propose un taux plus bas que l‘ensemble des organismes de prêts. Or, en contactant le mail, le soi-disant bienfaiteur demande des frais de dossiers, frais d’étude ou un droit d’enregistrement fictif pour se voir octroyer le prêt. Évidemment, on n’entend plus rien de la personne après l’envoi de l’argent. D’ailleurs, notons qu’il est complètement interdit de demander un versement d’un particulier pour l’obtention d’un prêt. Cela se réfère à l’article L-321-2 du Code de la consommation. La plupart de ces annonces sont rédigées avec des fautes d’orthographe. Et bon nombre de ces escrocs de crédit sont installés dans les pays francophones.

Afin d’éviter les escroqueries au crédit, il importe également de bien lire les conditions liées à l’obtention du prêt. La différence entre les taux promotionnels et les taux classiques se situent aux conditions strictes de l’octroi du premier. Par exemple, pour obtenir le crédit à un taux de 3%, le souscripteur doit faire un emprunt d’au moins 5 000 euros et il doit faire le remboursement dudit crédit pendant un certain temps fixé d’avance (6 mois ou 12 mois). A rappeler que les établissements de prêts doivent aussi indiquer sur leurs offres de propositions de crédit le taux annuel effectif global (TAEG) qui permet au souscripteur de faire une mise en concurrence avec les autres organismes.

Cela est important car certains souscripteurs s’empressent de contracter un crédit alors qu’ils ne savent même pas la différence entre le taux variable et le taux fixe. Dans tous les cas, l’organisme prêteur aurait à indiquer le type de taux qu’il pratique. Si on souhaite acquérir un bien, rénover sa maison, acheter une voiture, ou un équipement électroménager, il vaut mieux privilégier le crédit amortissable avec un taux fixe. En ce qui concerne le taux variable, cela implique un taux d’intérêts plus onéreux, un TAEG variable qui peut soit augmenter soit baisser avec le temps. Le crédit renouvelable est ainsi proposé à un taux variable. La réserve d’argent se renouvelle au fur et à mesure que le souscripteur rembourse la somme utilisée. Ce type de crédit a ses avantages si on ne l’utilise que pour une petite somme de temps en temps. Mais elle est la source de surendettement pour de nombreux gens qui ont une tendance à acheter au-delà de leur capacité de remboursement. Il faut également comprendre la différence entre crédit affecté et prêt à la consommation personnel. L’avantage du premier, c’est que le souscripteur ne rembourse les mensualités qu’après le bien livré. Si le bien en question a des problèmes techniques, il lui est possible d’avoir une suspension de paiement du crédit.

Qu’il s’agit d’une demande de financement simple ou d’un regroupement de dettes, la demande de renseignements et la comparaison de devis sont toujours à recommander. Avant de se lancer dans une opération financière, il vaut mieux ainsi recourir aux sites de comparateurs en ligne, ou aux avis sur les forums, etc. L’essentiel c’est de contacter quelques établissements bancaires avant de sélectionner celui qui convient le mieux à ses besoins. Le recours à un courtier est également une solution efficace si on ne dispose pas du temps. Mais sachez seulement qu’il est déconseillé de payer la commission de cet intermédiaire bancaire avant le déblocage du fonds. Il ne doit être rémunéré qu’après l’acceptation du crédit ou l’octroi du rachat du crédit. Se méfier également des crédits accordés rapidement sans donner d’informations sur les conditions du crédit. La vente d’un crédit exige des informations pré contractuelles détaillées.

Lors de la réalisation d’une demande de crédit, il ne faut surtout pas envoyer ses documents originaux à son courtier ou à sa banque. Ce n’est pas qu’on craint une escroquerie de la part de ces professionnels, mais au cas où les documents sont perdus ou déclassés, cela deviendrait fastidieux d’en faire de nouveaux. A part cela, la réalisation d’une simulation de crédit permet également d’éviter les pièges lors d’une demande de financement. L’utilisation de cet outil est gratuite et sans engagement. Et cela permet au souscripteur d’avoir une meilleure visibilité de son projet.

Le crédit aux particuliers est le terrain favori des escrocs au crédit. Pour ce, le particulier prêteur demande une certaine somme pour l’étude du dossier, mais l’emprunteur ne recevra aucun fonds. Outre ce piège habituel, il faut aussi bien lire les conditions du crédit, faire une mise en concurrence des diverses offres avant de se souscrire à un crédit.

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