La microfinance et le microcrédit ne sont pas synonymes. Le microcrédit est un prêt de faible montant destiné à financer un projet précis lorsque le crédit classique est difficile d’accès. La microfinance est une notion plus large qui regroupe plusieurs services financiers et dispositifs d’accompagnement favorisant l’inclusion financière.
La différence tient d’abord au périmètre. Le microcrédit est un produit de financement remboursable. La microfinance désigne un ensemble plus vaste de solutions adaptées aux personnes ou entrepreneurs peu ou mal servis par les circuits financiers traditionnels. Le microcrédit peut donc faire partie de la microfinance, mais la microfinance ne se limite pas au microcrédit.
Pour retenir rapidement la distinction :
En France, la notion de microcrédit accompagné est particulièrement importante. Le financement est associé à l’étude du projet, à l’évaluation de la capacité de remboursement et au suivi du bénéficiaire.
À l’échelle internationale, la microfinance peut comprendre la microépargne, la microassurance, les services de paiement, le microcrédit ou encore l’éducation financière. Son contenu varie selon les pays et les institutions. Il serait donc inexact de considérer que toute structure française proposant un microcrédit distribue automatiquement l’ensemble de ces services.
En France, le microcrédit est l’une des formes les plus visibles d’inclusion financière pour les particuliers et les petits entrepreneurs ayant difficilement accès au financement traditionnel. Sa particularité réside dans l’accompagnement : le projet est analysé, le budget est étudié et la capacité de remboursement vérifiée. L’objectif n’est pas d’accorder un prêt sans contrôle, mais de financer un besoin réaliste dans des conditions soutenables.
Le microcrédit personnel soutient principalement l’insertion sociale ou professionnelle. Il peut financer un véhicule nécessaire pour travailler, une réparation automobile, le permis de conduire, une formation ou certains équipements liés à l’emploi. Son montant peut atteindre 8 000 € avec une durée maximale de remboursement de sept ans.
Le microcrédit professionnel finance notamment la création ou la reprise d’une petite entreprise. Dans le cadre réglementaire correspondant, l’entreprise concernée ne doit pas employer plus de trois salariés. Son plafond atteint 17 000 € et sa durée maximale est de cinq ans. Il peut notamment servir à financer :
Ces plafonds ne constituent jamais un droit automatique. Le montant accordé dépend du projet, de la situation du demandeur et de sa capacité réelle à rembourser.
Le microcrédit personnel concerne notamment les personnes rencontrant des difficultés d’accès au crédit bancaire classique et à ses conditions d’octroi. Le cadre du microcrédit personnel ne repose pas sur un plafond national unique de revenus : l’accès dépend notamment des difficultés à obtenir un financement classique, du projet présenté et d’une capacité de remboursement jugée suffisante.
Le microcrédit n’est donc pas accordé automatiquement à une personne en difficulté financière. Le dossier suppose notamment un projet identifiable, un accès difficile au crédit classique, une capacité de remboursement suffisante et un accompagnement adapté.
Pour un microcrédit personnel, l’interlocuteur peut être une association spécialisée, un CCAS, une mission locale, un travailleur social ou une autre structure d’accompagnement pertinente. Cette structure aide à préparer le dossier et le transmet ensuite à un financeur ou à un organisme habilité selon le dispositif. Elle ne prête donc pas nécessairement elle-même les fonds. Pour le microcrédit professionnel, des réseaux spécialisés accompagnent les créateurs et repreneurs d’entreprise. L’étude porte sur la cohérence économique du projet, les besoins de financement et la capacité de remboursement.
Un microcrédit n’est pas une subvention : le capital doit être remboursé conformément au contrat et un taux d’intérêt est généralement appliqué. L’accompagnement ne garantit pas l’acceptation du dossier et ne supprime pas le risque d’impayé.
Pour un microcrédit personnel accompagné, il convient notamment d’examiner le taux, le coût du crédit, la mensualité, la durée et les conditions contractuelles. Le microcrédit personnel accompagné ne comporte pas de frais de dossier. La mensualité doit rester compatible avec les dépenses courantes afin que le financement ne crée pas un nouvel équilibre budgétaire fragile.
Pour un microcrédit professionnel, le prêt est également rémunéré, mais le taux et les coûts éventuels dépendent de l’organisme et des conditions du financement. Les règles applicables à un crédit destiné à un particulier ne doivent donc pas être transposées automatiquement au financement professionnel. Dans tous les cas, il faut apprécier le coût du financement au regard du projet et de la capacité de remboursement.
Le microcrédit répond à un besoin ciblé lorsque l’accès au prêt classique est difficile et s’accompagne généralement d’un suivi du projet. Le crédit bancaire classique finance des projets plus variés selon les critères ordinaires du prêteur. Le regroupement de crédits relève d’une autre logique : il réorganise plusieurs crédits et, selon l’opération, certaines autres dettes déjà existantes dans un nouveau financement.
Le microcrédit personnel n’a pas vocation à servir de dispositif général de remboursement ou de regroupement de dettes existantes, ni à financer durablement les charges courantes. Une personne souhaitant financer un permis ou un véhicule indispensable à l’emploi peut donc relever du microcrédit. Un emprunteur supportant déjà plusieurs prêts doit plutôt analyser sa structure d’endettement et les critères appliqués aux différents profils en regroupement de crédits. Dans tous les cas, la capacité de remboursement, la durée et le coût total doivent guider la décision.
À explorer : Pour mieux comprendre les solutions de financement alternatives, découvrez les notions essentielles du crédit et du rachat bancaire et comparez les dispositifs existants.
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