Rachat de crédit simulation

Simulateur de regroupement de prêt en ligne avec réponse immediate

Rachat de crédit : les inconvénients

 

Vis-à-vis d’une situation financière critique, par exemple un surendettement, des mensualités trop chargées, etc. ou peut-être pour réaliser un nouveau projet plus fructueux, le rachat de crédit est un moyen proposé par les organismes de financement pour parvenir à une seule mensualité plus réduite, un taux plus bas et aussi pour une trésorerie supplémentaire à l’endroit de l’emprunteur. Le rachat de crédit requiert un engagement de la part de l’emprunteur et non moins une contrepartie financière qui peut représenter des inconvénients, malgré les avantages convoités.

Le rachat de crédit appelé autrement regroupement de crédit est une opération bancaire permettant à un emprunteur de regrouper plusieurs crédits à rembourser en un seul crédit, c’est à dire une seule mensualité, un seul taux. D’une autre manière, cette opération permet de restructurer les dettes, l’ensemble des dettes, en une seule dette qui va être remboursée par mois par un seul traité au lieu de plusieurs traités qui perturbent le programme de l’emprunteur. Le rachat de crédits, ou plutôt les conditions de réalisation du rachat de crédits est une opération dont l’emprunteur accepte les modalités pratiques, y compris le taux unique, le montant des mensualités, la durée du remboursement unique qui est évidemment plus longue par rapport aux durées de remboursement des crédits regroupés. L’acceptation de l’emprunteur doit être accordée à ses revenus, à ses charges, en effet à sa capacité de remboursement.

Un rachat de crédits peut concerner à la fois des crédits à la consommation et des crédits immobiliers. Par principe, les mensualités de remboursement qui concernent tous les types de crédits faisant l’objet du rachat, sont rassemblés en une seule et unique mensualité. Le rachat de crédit est pourtant appelé rachat de crédit immobilier si la proportion de crédits immobiliers est supérieure à 60% du montant total des crédits. C’est le premier principe. Le second principe du rachat de crédit immobilier touche le taux d’intérêt appliqué aux crédits regroupés. Ce taux d’intérêt est fonction de l’importance des crédits immobiliers.

Dans la pratique, si le ou les prêts immobiliers représentent 60% ou plus du montant de la demande de rachat de crédit, les textes ne permettent pas que le nouveau taux appliqué dépasse les seuils de l’usure d’un emprunt immobilier. Plus explicitement, le taux est de 3% pour une dette remboursée en moins de 10 ans. Ce taux est de 3,03% si la dette est remboursée entre 10 et 20 ans et 3,28% si la durée de remboursement est supérieure à 20 ans.

L’emprunteur peut, s’il a la possibilité, de demander un rachat de crédit garanti par hypothèque ou par un bien immobilier. A cet effet, le rachat de crédit, c’est-à-dire le crédit regroupé, relève de la législation sur les crédits à l’habitat et donc le taux appliqué respecte les seuils de l’usure appropriés aux créances immobilières.

Si la demande de rachat de crédits de l’emprunteur ne concerne pas aucune dette immobilière, l’opération relève exclusivement des textes applicables aux crédits à la consommation. Le rachat de crédit est traité aux mêmes règles qu’une opération de regroupement dont la proportion des crédits immobiliers est inférieure à l’ensemble des crédits à regrouper. A noter que le rachat de crédit relève des textes applicables aux crédits à la consommation. A cet effet, l’opération se conforme aux seuils de l’usure applicable, dont un taux de 21,07% pour une dette conso ≤ à 3000€, un taux de 12,99% si le montant de la dette conso se trouve entre 3000€ et 600€, et de 5,89% si le montant est supérieur à 6000€.

L’emprunteur doit être astucieux lors du montage du dossier de rachat de crédit. Au cas où la proportion des crédits immobiliers est exactement 60% du montant total, il doit écarter un crédit à la consommation pour avoir une proportion de crédits immobiliers supérieur à 60%, selon le principe mentionné supra. L’enjeu est de bénéficier d’un taux d’intérêt plus bas, selon les données chiffrées supra. Pour le ou les crédits à la consommation écartés, il est possible de les rembourser par anticipation, surtout que échéances restantes ne sont nombreuses.

S’il est impossible pour l’emprunteur de pratiquer cet astuce, il lui est conseillé de faire deux demandes de rachat de crédits, dont l’un est consacré aux crédits immobiliers et l’autre aux crédits à la consommation. Il faut faire des calculs pour ne pas tomber dans une erreur qui entraîne d’autre problème financier pendant une durée plus ou moins longue.

Dans un premier temps, si le rachat de crédits est bien pensé, il doit réduire significativement le taux d’endettement de l’emprunteur. A cet effet, l’emprunteur a la possibilité de prendre un peu le souffle en remboursant une seule mensualité au lieu d’en rembourser plusieurs dont les dates peuvent être différentes et abrutissantes.

Le rachat de crédits aide aussi l’emprunteur dont sa propre banque refuse de lui accorder la renégociation de ses crédits, car le rachat de crédit requiert une autre banque qui accepte le rachat des crédits immobiliers et autres dettes de l’emprunteur. L’aide d’un courtier en crédit est peut-être nécessaire pour rechercher les meilleures conditions de prêts. Il faut pourtant reconnaître qu’un dossier de rachat de crédit présentant un taux d’endettement excessif risque d’être refusé, malgré l’intervention d’un habile courtier.

Il n’y a pas d’avantage significatif si le rachat de crédit concerne des crédits en fin de vie. Mieux vaut attendre avec patience la dernière échéance pour s’en débarrasser une fois pour toute, au lieu de s’engager pour une autre durée embarrassante.

Le rachat de crédits est avantageux s’il est adapté aux revenus et aux charges de l’emprunteur qui peut éventuellement réaliser un nouveau projet s’il fait une demande de trésorerie supplémentaire. De plus, l’emprunteur se débarrasse des multiples besognes mensuels, car c’est simplifié par un seul remboursement, une seule date et un taux d’intérêt plus bas, malgré la durée plus longue.

La durée de remboursement d’un rachat de crédit est naturellement plus longue que celle des crédits initiaux. Dans l’immédiat, l’emprunteur peut bénéficier d’une certaine économie, mais à long terme il doit affronter ses engagements. Evidemment, le rallongement de la durée de prêt entraîne la hausse du coût total.

En effet, l’augmentation du coût du crédit est l’un des inconvénients du rachat de crédits. Derrière la diminution du montant des mensualités, il y a toujours des prix à payer, autrement dit une situation plus saine dans l’immédiat – mais avec des charges de remboursement à supporter au long terme. A titre illustratif : un prêt avec un taux de 8% et une durée de remboursement de 10ans implique une mensualité de 1213€ et un montant total des intérêts de 45594€. En cas de rachat de crédit, le taux d’intérêt devient 5% par exemple et la durée devient 20ans. Cela implique une mensualité de 660€ mais un montant total des intérêts de l’ordre de 58 390€.

Les organismes de financement qui acceptent le rachat de crédit d’un emprunteur demandent à celui-ci de payer plusieurs frais, notamment des frais de dossier. Parmi les frais supplémentaires que l’emprunteur doit payer, il y a (i) les pénalités de remboursement anticipé ; (ii) les frais de garanti tel que l’hypothèque ; (iii) l’assurance emprunteur ou assurance de prêt ; (iv) les frais de courtage si la banque ne prend pas en charge les indemnités du courtier.

Selon les règles, ces frais sont assimilés au montant total du nouveau crédit, résultant du rachat de crédit. En général, ces frais supplémentaires représentent entre 5 et 12% de tous les crédits rachetés.

Si la propre banque de l’emprunteur n’accepte pas la renégociation des crédits, il est contraint d’aller chez une autre banque. En effet, faire racheter les crédits par une autre banque signifie une certaine perte de relation de fidélité et de confiance qui qui a déjà une certaine ancienneté. Manifestement, la propre banque de l’emprunteur n’est plus considérée comme étant la plus avantageuse. L’emprunteur a intérêt à retrouver cette relation et ces avantages chez une autre institution de financement en pratiquant le jeu de la concurrence. Cela peut prendre du temps.

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