Rachat de crédit simulation

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Comment les banques sélectionnent-elles leurs clients emprunteurs ?

Pour obtenir un prêt bancaire et un crédit, il faut remplir certains critères essentiels : situation financière stable, taux d’emprunt faible… Les banques trient au volet les profils des demandeurs de crédit. Pourquoi tant de critères et pourquoi ces critères tendent à trier les emprunteurs ?

Quand une banque prête, elle a intérêt à récupérer son argent et la rémunération qui va avec. En effet, la banque est une sorte de société commerciale qui a besoin de faire des bénéfices pour payer ses charges de fonctionnement et pour payer ses actionnaires. Quand l’un de ses clients est défaillant, la banque subit une perte, d’où l’intérêt de ne prêter qu’à des personnes capables de rembourser.

Exemple, avec 10 personnes empruntant chacun 10 000 € (soit un total de 100 000 €) pendant 48 mois et à un TAEG fixe de 2,90 %, la banque aurait perçu 595 € sur chacun d’eux soit un total de 5 950 €. Mais quand l’un des débiteurs devient défaillant, la banque aura perdu 4 645 €.

Qui dit remboursement dit solvabilité. Les banques se basent sur les situations actuelles de l’emprunteur pour déterminer s’il sera à mesure de s’acquitter de l’emprunt qu’il s’apprête à faire.
Le demandeur de crédit sera alors soumis à divers examens de profil tel que le scoring, la vérification des sources de revenu et de la situation professionnelle, l’examen du compte bancaire, la consultation du FICP pour déterminer sa solvabilité. Ensuite, sa capacité de remboursement (taux d’endettement à 33 % du revenu mensuel) est calculée pour évaluer la somme qu’on peut lui prêter.

Le « credit crunch » est un terme anglais pour désigner une restriction de crédit. Il se manifeste par la réduction de la disponibilité des crédits et par le durcissement des conditions de leur octroi.

Qu’est-ce que le crédit crunch ?
Du point de vue des emprunteurs, le credit crunch s’apparente à une pénurie de crédit. De moins en moins d’offres de prêt se trouvent sur le marché contrairement aux périodes de boom de crédits où divers types de prêts adaptés sont disponibles. Et même si certains crédits comme le prêt immobilier sont disponibles, ils sont proposés à des taux très élevés  et leurs conditions d’obtentions sont très strictes.

Quelles sont les causes du crédit crunch ?
Ce phénomène est engendré en premier lieu par une crise de liquidité due au refus de banques et des établissements financiers à se prêter de l’argent entre eux à cause de la hausse des emprunts interbancaires. Il surgit également quand, suite à un problème de conjoncture, la majorité des clients des banques retirent tous leurs argents. Enfin, il y a crunch credit quand les prêteurs nourrissent une méfiance envers les prêteurs dans une période de crises financières. Ils doutent de leur solvabilité et préfèrent ne pas accorder du crédit.

Quelles sont les conséquences du crédit crunch ?
Pendant cette période de resserrement de crédit, même les emprunteurs les plus solvables dotés d’une grande capacité de remboursement n’obtiennent plus de prêt. Ce phénomène est dangereux pour l’économie car il y a baisse de la consommation puisque la majorité des ménages utilisent le prêt pour acquérir des biens. Et ce, sans oublier que les entrepreneurs individuels et les entreprises utilisent également le crédit pour investir.

Au départ, il convient de mentionner qu’il existe trois fichiers bancaires mais c’est celui de l’incidence de remboursement qui va être développé ici. Les différents types de fichier bancaire

Fichier national des chèques irréguliers (FNCC)
C’est un fichier qui recense tous les données relatives aux interdits bancaires, les oppositions pour pertes ou vol de chéquier, les déclarations de compte clos et les numéros des faux chèques.

Fichier central des chèques (FCC)
C’est un fichier qui inventorie les incidences liées aux moyens de paiements (émission de chèque sans provision).

Fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP)
Il enregistre les informations concernant les personnes physiques qui ont eu des incidents de remboursement de crédits et les victimes de surendettement ainsi que le traitement de leur situation.

Durée du fichage dans le cadre de FICP
Un retard dans le remboursement de crédit vaut 5 ans de fichage pour le débiteur. Dans le cas d’un dépôt de dossier de surendettement, le concerné peut être fiché jusqu’à 2 ans pendant la durée moratoire. 5 ans s’il fait l’objet d’une procédure de rétablissement personnelle ou d’un jugement de faillite civile, 10 ans s’il a bénéficié d’un effacement partiel de ses dettes. Dans le cas d’un plan conventionnel de remboursement, la durée dépend dudit plan mais sa durée maximum est de 7 ans, 5 si le plan est remboursé sans problème.

Conséquence du fichage au FICP
La personne dont le nom est inscrit au FICP ne peut pas recevoir de nouveau prêt ou de crédit. À noter que les établissements de crédit et les banque ont le droit de consulter les FCC et le FNNC. C’est la Banque de France qui est le responsable de la gestion de ces fichiers.

Le scoring est une méthode utilisé par la banque pour évaluer la fiabilité d’un emprunteur en fonction de son profil.

Principe du fonctionnement du scoring bancaire
La banque prend en compte les diverses données concernant le demandeur de prêt : son âge, son sexe, sa situation maritale, le nombre de personnes qui composent son foyer, sa situation professionnel. Elle vérifie également sa situation de résidence, ses revenus, les dettes en cours, l’état de la compte en banque, emploi du conjoint, etc. Elle attribue des points sur chaque critère. Chaque situation dispose de son propre coefficient d’évaluation de telle sorte que les points accordés au revenu du ménage seront plus importants que les points accordés à la situation professionnelle.
Exemple : un agent de sécurité recevra 11 points tandis qu’un agent de service obtiendra 31, un CDI de 25 ans de service recevra 56 points tandis qu’un CDD de 5 mois aura 0 point.

Est jugé apte à rembourser le crédit celui qui dispose un certain nombre de point. Et plus son score est élevé, plus il a la possibilité de bénéficier d’un taux d’emprunt favorable. Cela augmente ses chances, en quelque sorte.

Conséquence du scoring bancaire
Cette méthode est plus précise que l’évaluation de la capacité de remboursement de la méthode 33 %. En effet, entre deux personnes qui disposent d’un même revenu de 2 500 €, celui qui a un enfant à charge qui habite en Occitanie aura plus de possibilité de payer ses dettes que celui qui a deux enfant à charge et réside en Île-de-France. Cette méthode est également impartiale.
Néanmoins, certaines données ne paraissent pas légitimes. Il est tout à fait inapproprié de considérer un homme célibataire plus défaillant qu’une femme célibataire. En effet, le sens de responsabilité est une nature qui ne dépend pas uniquement du sexe, il dépend de l’éducation, du milieu social, de la situation personnelle, etc. Dans le même ordre d’idée, être locataire ne signifie pas forcément que l’individu risque d’être insolvable ou non.

Pour conclure, le scoring est un critère d’évaluation de profil d’emprunteur plus complet. Il importe donc d’améliorer son scoring avant de solliciter un prêt.

Avant d’observer les différents profils d’emprunteur vus par la banque, il convient tout d’abord d’afficher la réalité selon les statistiques. En 2019, la base de données n’affiche que l’emprunteur moyen français est de sexe masculin âgé de 42 ans et réside principalement dans la région Île-de-France, non-fumeur, marié, salarié. Pour l’année 2019 également, l’emprunt moyen des Français est de 188 334€ avec une durée de 19 ans en moyenne. Lorsque le prêt arrive à terme, l’emprunteur a généralement dépassé la cinquantaine. C’est la moyenne selon les calculs, mais la banque trouve autres critères pour accorder ou non un crédit à un particulier. L’accord de crédit à une entreprise, c’est une autre paire de manche.

Le premier réflexe des établissements bancaires est d’analyser le risque encouru si elle accorde un crédit à un particulier. Si le risque est faible, c’est-à-dire le prêt a une chance d’être remboursé sans problème, la banque est prête à proposer les meilleures conditions financières. Les cinq critères qui permettent à la banque d’évaluer le risque sont résumés comme suit :

    le montant de l’apport personnel de l’emprunteur,
    l’engagement personnel,
    la capacité d’épargne,
    la garantie,
    la situation personnelle de l’emprunteur, y compris l’âge, l’état sanitaire, la stabilité économique, etc.

 

Dans cette logique, la banque est plus souple avec les jeunes emprunteurs qui justifient un gain mensuel conséquent, surtout s’il s’agit d’un crédit immobilier. Les couples de moins de 35 ans font aussi partie des prioritaires s’ils ont un revenu plus de 5 000 € par mois. Les travailleurs indépendants et professions libérales n’ont accès aux prêts bancaires que s’ils disposent de garanties solides.

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