Ulule est une plateforme française de financement participatif créée en 2010. Elle accompagne les associations, créateurs et entrepreneurs souhaitant financer un projet grâce aux contributions du public. Les collectes peuvent prendre la forme de dons, de préventes ou de contributions assorties de contreparties non financières.
Ulule permet de financer des projets au moyen de contributions du public, avec ou sans contreparties, ainsi que de collectes par abonnement. Le fonctionnement, les conditions de versement et les commissions dépendent du mode de collecte choisi. Contrairement au crédit bancaire, les contributions ne constituent pas une dette remboursable avec intérêts.
Informations vérifiées en octobre 2026.
Ulule a annoncé l’acquisition de KissKissBankBank le 2 décembre 2024, auprès de La Banque Postale. Depuis le 20 décembre 2024, les nouveaux dépôts de projets de financement participatif ont été orientés vers Ulule. KissKissBankBank a ensuite cessé le lancement de nouvelles campagnes à compter du 1er avril 2025. Les campagnes existantes ont été traitées selon les modalités de transition communiquées aux porteurs de projets.
Ulule présente le crowdfunding comme un moyen de mobiliser une communauté autour d’un projet créatif, entrepreneurial, associatif, solidaire ou environnemental. Il ne s’agit ni d’un prêt bancaire ni d’un investissement garantissant un rendement. Les règles fiscales et comptables varient selon le statut du porteur, la nature des contributions et les contreparties proposées.
Le principal service d’Ulule consiste à héberger des campagnes de financement participatif. Le porteur présente son projet, son objectif financier, l’utilisation prévue des fonds, son calendrier et les éventuelles contreparties offertes aux contributeurs.
Avant la mise en ligne, le projet est examiné par l’équipe de la plateforme. Cette revue permet notamment de contrôler sa compatibilité avec les règles d’utilisation et d’améliorer la présentation de la campagne.
L’accompagnement peut porter sur :
Une page de pré-campagne peut permettre de présenter le projet avant son lancement et de recueillir les coordonnées de personnes souhaitant être informées de l’ouverture de la collecte.
Le tableau de bord permet de suivre les contributions, le niveau atteint par rapport à l’objectif, les contreparties sélectionnées et l’évolution de la collecte. Le porteur peut également publier des actualités et répondre aux questions de sa communauté.
Ulule propose aussi des ressources pédagogiques, des formations et différents services liés au lancement, à la communication ou à la préparation d’un projet. Leur contenu et leur tarification dépendent de la formule choisie.
La plateforme ne garantit toutefois pas le succès d’une campagne. L’accompagnement ne remplace ni la constitution préalable d’une communauté ni le travail de communication réalisé par le porteur.
L’inscription et la création d’une collecte sur Ulule sont gratuites. Pour une collecte avec contreparties, la plateforme prélève une commission lorsque l’objectif est atteint. Pour les collectes de dons ou par abonnement, la commission s’applique aux fonds transférés selon les conditions du service.
Pour les collectes en euros inférieures à 100 000 €, la commission applicable en France est généralement de 8 % TTC sur les contributions réglées par carte bancaire et de 5 % TTC pour les contributions réglées par chèque ou virement. Une tarification dégressive par tranches s’applique au-delà de 100 000 €. Les taux peuvent également varier selon la devise et la TVA applicable.
Ces commissions couvrent les frais liés à la plateforme et au traitement des paiements selon les conditions du service. Des prestations complémentaires peuvent faire l’objet d’une tarification distincte lorsqu’elles sont souscrites.
Depuis le 14 avril 2025, Ulule applique également des frais de service aux contributeurs. Ils correspondent à 0,10 € auxquels s’ajoutent 2,2 % TTC du montant de la contribution, frais de port et dons éventuels compris. Ils sont indiqués avant la validation du paiement et s’ajoutent au montant versé pour soutenir le projet.
Pour une contribution de 100 €, les frais de service représentent ainsi 2,30 €, soit un paiement total de 102,30 €. Ces frais sont supportés par le contributeur et ne doivent pas être confondus avec la commission prélevée sur les fonds du porteur de projet. En cas d’échec d’une collecte avec contreparties, le montant de la contribution et les frais de service correspondants sont remboursés selon les modalités prévues.
Ulule propose trois modes de collecte. La collecte avec contreparties prévoit un objectif obligatoire et une durée définie. Les dons peuvent être collectés sans contrepartie, avec un objectif facultatif. Les abonnements permettent un soutien récurrent, sans durée de collecte nécessairement limitée.
Les obligations envers les contributeurs et les modalités de commission doivent être appréciées pour chaque mode.
Le porteur commence par calculer le budget minimal nécessaire à la réalisation du projet. Ce montant doit intégrer les dépenses de production, les contreparties, l’expédition, les taxes éventuelles, les frais de paiement et la commission de la plateforme.
Un objectif trop faible peut ne pas couvrir les dépenses réelles. À l’inverse, un objectif disproportionné peut rendre la campagne plus difficile à financer. Le budget présenté doit donc être expliqué de façon précise et cohérente.
Le mécanisme du « tout ou rien » s’applique aux collectes Ulule avec contreparties. Le porteur fixe un objectif minimal et une durée. Si l’objectif est atteint ou dépassé à la clôture, la collecte est réussie et les fonds peuvent lui être transférés selon les conditions prévues. Dans le cas contraire, les contributeurs sont remboursés.
Ce mécanisme ne s’applique pas de manière identique aux collectes de dons ou aux abonnements. Ces formules disposent de leurs propres règles de transfert et de suivi des contributions.
Si l’objectif est atteint avant la date de clôture, la collecte peut généralement continuer. Le dépassement permet parfois de financer des améliorations ou des objectifs complémentaires, à condition d’en expliquer l’utilisation aux contributeurs.
Une contribution peut être effectuée sans contrepartie ou en échange d’un avantage non financier. Il peut s’agir d’un exemplaire du produit, d’une invitation, d’une édition spéciale, d’un remerciement ou d’un accès anticipé.
Une contrepartie correspondant à un produit ou à un service peut être assimilée à une prévente. Elle peut alors entraîner des obligations comptables, fiscales, commerciales et logistiques pour le porteur.
Les fonds collectés ne sont pas nécessairement nets de toute charge. Le porteur doit anticiper la TVA éventuelle, les cotisations, les impôts, les frais d’expédition et le coût de fabrication des contreparties.
Après la réussite et la clôture d’une collecte avec contreparties, les fonds sont versés selon les délais et contrôles prévus par la plateforme et son prestataire de paiement. Les dons et abonnements répondent à leurs propres règles de transfert. Le porteur doit ensuite utiliser les sommes conformément à la présentation du projet et aux engagements pris.
Il reste responsable de la production, de la livraison des contreparties et de l’information des contributeurs. Une campagne réussie financièrement ne garantit donc pas que le projet sera livré sans retard ni difficulté.
Le succès de la collecte ne libère pas le porteur de ses engagements. Il doit informer les contributeurs des difficultés susceptibles de retarder la réalisation et respecter les obligations applicables à la vente éventuelle de produits ou de services. Le régime juridique d’une contribution dépend notamment de sa nature, de la contrepartie et du statut du porteur.
Le financement participatif peut aider à vérifier l’intérêt du public avant d’engager une production importante. Il permet aussi de constituer une première communauté et de faire connaître un projet grâce aux partages des contributeurs.
Ses principaux avantages peuvent être :
Ulule accueille des projets variés dans la culture, l’édition, l’artisanat, l’alimentation, l’entrepreneuriat, l’écologie, la solidarité ou l’innovation sociale. L’acceptation dépend cependant des règles de la plateforme et de la qualité du projet présenté.
Les campagnes Ulule reposent principalement sur les dons et les contreparties non financières. Elles doivent être distinguées du crowdfunding immobilier, qui peut proposer des investissements ou des prêts comportant un risque de perte en capital. Ces modèles répondent à des logiques économiques et réglementaires différentes.
Une campagne demande du temps, une préparation solide et une communication régulière. La plateforme apporte des outils et un accompagnement, mais la majorité des premiers soutiens provient souvent du réseau déjà mobilisable par le porteur.
Les principales limites sont notamment :
Ulule ne doit pas être présentée comme un organisme accordant un crédit aux personnes refusées par les banques. Les contributeurs soutiennent un projet. Ils n’analysent pas une demande de prêt selon les mêmes règles qu’un établissement financier.
La plateforme ne garantit pas davantage qu’une personne inscrite dans un fichier géré par la Banque de France collectera les fonds recherchés. Le succès dépend du projet, de sa communauté, de sa présentation et de la mobilisation obtenue.
Pour situer ces solutions par rapport aux banques et organismes de rachat de crédit, il faut distinguer le crowdfunding, le crédit bancaire, le don, la prévente et l’investissement.
Une campagne Ulule peut compléter un financement, mais elle ne doit pas conduire le porteur à engager des dépenses qu’il ne pourrait pas supporter en cas d’échec ou de retard.
Avant le lancement, il est conseillé d’établir un budget comprenant :
Les dépenses importantes ne devraient pas être engagées uniquement sur la base d’une collecte espérée. Il est préférable de distinguer les dépenses indispensables, celles qui peuvent attendre et celles qui ne seront engagées qu’après l’atteinte de l’objectif.
Le crowdfunding ne remplace pas nécessairement tous les autres financements. Un projet peut associer apport personnel, subvention, prévente, contribution du public et, dans certains cas, crédit professionnel ou personnel.
Le crédit impose cependant un remboursement, même lorsque le projet rencontre des difficultés. Le porteur doit donc comparer sa capacité de remboursement avec ses revenus habituels, sans dépendre uniquement du succès commercial futur du projet.
Le regroupement de crédits n’est pas une méthode ordinaire de financement d’une campagne Ulule. Il s’agit d’une opération proposée par certains établissements extérieurs à la plateforme.
Certains organismes permettent d’intégrer un financement complémentaire dans un rachat de crédit avec trésorerie. Cette possibilité reste soumise à l’étude du dossier et ne constitue pas un service proposé par Ulule.
Pour comparer les conditions d’une telle opération extérieure, il est possible de consulter les taux du rachat de crédit conso. Le TAEG, la durée, les frais, l’assurance éventuelle et le montant total dû doivent être examinés séparément du financement participatif.
Ulule permet de financer des projets par des dons, des préventes, des contreparties ou des abonnements. Les frais, les modalités de transfert et les engagements varient selon le mode de collecte. Les porteurs doivent intégrer les commissions, les frais de production, la fiscalité éventuelle et les obligations envers les contributeurs dans leur budget. Le financement participatif ne garantit pas la réussite du projet et ne doit pas être confondu avec un crédit bancaire ou un regroupement de prêts.
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