Simulation de rachat de crédit en ligne

Simulateur de regroupement de crédits avec réponse immédiate

Dossier de surendettement recevable que dois-je faire ensuite ?

Un dossier de surendettement recevable n’efface pas immédiatement les dettes. La commission accepte d’instruire votre situation, informe les créanciers et encadre la suite. L’urgence est de stabiliser le budget : payer les charges courantes, ne plus aggraver l’endettement, vérifier les montants déclarés et attendre la solution proposée. En 2026, avec des banques attentives au reste à vivre, au FICP et aux règles HCSF, le rachat de crédit doit être envisagé avec prudence, surtout après une décision de recevabilité.

La recevabilité marque l’entrée officielle dans le traitement Banque de France. La commission examine la bonne foi, les revenus, les charges, le patrimoine, les dettes et la capacité réelle de remboursement. Cette étape donne un cadre protecteur, mais elle impose aussi une conduite stricte : répondre aux courriers, transmettre les justificatifs demandés et conserver chaque notification. Le dépôt génère déjà l’inscription au FICP ; la recevabilité ouvre l’analyse détaillée ; la solution finale vient ensuite.

Après la décision, les créanciers et la banque sont informés. Les saisies en cours sont, sauf exceptions, suspendues et les nouvelles saisies interdites pendant le traitement du dossier, dans la limite de deux ans. Cette protection ne couvre pas tout : dettes alimentaires, amendes et certaines situations liées au logement peuvent répondre à des règles particulières. Le compte bancaire doit être maintenu avec des moyens de paiement adaptés, mais le budget doit rester lisible.

La recevabilité suspend le règlement de certaines dettes antérieures déclarées, mais elle ne dispense pas de payer les charges courantes. Les priorités à maintenir sont :

  • loyer, charges de copropriété et assurance habitation ;
  • électricité, gaz, eau, téléphonie et impôts courants ;
  • pensions alimentaires, prestations compensatoires et amendes ;
  • assurances liées aux crédits lorsqu’elles doivent rester actives.

Résilier des abonnements inutiles peut aider, mais l’objectif principal reste d’éviter un nouvel impayé après recevabilité. Un tableau mensuel avec revenus, charges obligatoires et reste disponible facilite les échanges avec la commission.

Pendant l’instruction, le débiteur ne doit pas aggraver son endettement. Il faut éviter tout nouveau prêt, crédit renouvelable, paiement fractionné, augmentation de découvert ou avance de trésorerie. La vente d’un bien ou l’utilisation d’un élément du patrimoine peut aussi être encadrée. Un nouveau crédit peut fragiliser la bonne foi et compliquer l’issue du dossier, même lorsqu’une dépense urgente donne l’impression qu’un crédit court serait la solution la plus simple.

L’état détaillé des dettes doit être relu avec méthode. Après réception, une contestation motivée peut être déposée dans un délai court, généralement 20 jours. Une dette doublonnée, un solde mal actualisé ou un créancier déjà remboursé peut fausser la capacité de remboursement.

  • Comparer les montants avec les relevés et tableaux d’amortissement.
  • Vérifier intérêts, frais, assurances, découverts et arriérés.
  • Classer les dettes par banque, bailleur, organisme fiscal ou fournisseur.
  • Envoyer toute contestation avec des justificatifs lisibles.

Une banque regardera la régularité des revenus, un bailleur le loyer courant, un organisme public la nature de la dette et la Banque de France le reste à vivre global.

Si un remboursement reste possible, la commission peut proposer un plan conventionnel ou des mesures imposées : rééchelonnement, baisse de taux, report temporaire, moratoire, réduction de mensualités ou vente d’un bien dans certains cas. En principe, la durée maximale d’un plan ou de mesures imposées est de sept ans, avec des exceptions notamment pour la résidence principale. Si la situation est irrémédiablement compromise, un rétablissement personnel peut être envisagé, avec ou sans liquidation judiciaire selon le patrimoine.

Le rachat de crédit doit être étudié au bon moment. Avant le dépôt, il peut parfois aider un foyer encore finançable à regrouper plusieurs mensualités et retrouver une charge supportable. Mais les établissements prêteurs analysent revenus, incidents, stabilité professionnelle, reste à vivre et taux d’effort. En crédit immobilier, les règles HCSF restent strictes : 35 % de taux d’effort et durée généralement limitée à 25 ans. Après recevabilité, une demande de regroupement de crédits acceptée par une banque devient difficile, sauf analyse très particulière. Le sujet doit donc être traité sans promettre de solution bancaire automatique.

L’inscription FICP dure pendant la procédure puis, selon la solution retenue, jusqu’à sept ans maximum pour un plan ou des mesures imposées, avec radiation possible après cinq ans si le plan long est respecté sans incident. En cas de rétablissement personnel, la durée est en principe de cinq ans. Préparer un défichage FICP après surendettement suppose donc une exécution régulière des obligations. Après défichage, un regroupement de crédits peut redevenir étudiable, mais pas automatique : les banques examinent l’historique récent, la tenue de compte, l’épargne disponible et l’absence de nouveaux incidents.

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